LA VIE EST TROP DURE

 

« Misère ! Misère ! » chantait Coluche.
« Non ! non ! rien n’a changé ! » chantaient les Poppys.
Question : « Qu’allez-vous chanter le 29 janvier 2009 à la manif ? »
Réponse : « La vie est trop dure, faut une cassure ! »
La chorégraphie sera bientôt disponible, mais vous pouvez commencer
à vous entraîner à chanter avec les deux copains
d’abord…
ET C’EST PARTI , MUSIIIIIIIIIIIIIIIQUE !

La vie est trop
dure

Ton frigo est vide, t’as plus de patates
Ça fait un bon mois que t’as fini les pâtes
Le pouvoir d’achat, c’était formidable
Si tu y as cru, cocu, t’as l’air minable
Y a plus de gonzesses, quand y a plus de thune
Hier t’en avais quatre, aujourd’hui même pas une
Un joli carton à la place d’un taudis
C’est ce qui t’attend si tu sors pas du lit
Au lieu de rester là comme un bout de bois
Rejoins la manif et chante d’un bon pas

La vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Carla la la la la…

Pas de confiture au café le matin
Y a plus de café, d’ailleurs t’as plus de pain
Mais t’as ta fierté, t’attends le dimanche
Pour tendre la main
La messe c’est tendance
Tu revends tes fringues, noyé dans la troupe
De ces pauvres gens qui espèrent la soupe
Pourtant tu es vieux, t’as une retraite
Mais ton chat te griffe parce que tu manges ses croquettes
Au lieu de rester là comme un bout de bois
Rejoins la manif et chante d’un bon pas hey !

La vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Carla la la la…
Carla la la la…

La  vie est trop dure
Faut une cassure
Quand un réveillonne
L’estomac de l’autre grogne
Toi tu as de l’eau
Et un toit sur la tête
Un petit réchaud
Quand tu n’as pas de dettes
La vie est trop dure
Faut une cassure
Les cons et les connes
Y a votre réveil qui sonne
Ouvrez donc les yeux
N’attendez pas demain
Ça sera beaucoup mieux que
Si vous faites rien
Rien

Paroles: Camille(2008)

Musique :ARCENS Gilles, COLL RENE, MICONNET PASCAL BOUTOT PATRICK (2002)

Paroles originales : BOUTOT PATRICK

Chant : Jean-Marie

JOSEPH


Détourner le texte d’une chanson n’est pas si simple et pose
nombre de problèmes moraux.
Le droit à la propriété intellectuelle n’est pas un mythe et se
doit d’être respecté.
Respectueux, nous le sommes, et créditons les œuvres que nous
parodions en rendant hommage à leur(s) compositeur(s) et à leur(s)
auteur(s) en toute légalité, même si la SACEM (société des auteurs,
compositeurs et éditeurs de musique) traite parfois de façon
désinvolte les petits artisans dans notre genre, contrairement aux
« gros » qui passent à la télé : ainsi, il y a quelques jours,
souhaitant poser une question à un service qui n’était pas celui
dont je dépends habituellement, une standardiste m’a aimablement
déclaré : « Ah, concernant les parodies ? ben, j’ai pas ça sur mon
listing… et les pirates, je vois vraiment pas où les
envoyer… »
Alors, quand on s’attaque aux monuments comme ces jours-ci, comment
faire ? Il arrive que le texte original aille si bien que le
paraphraser juste pour ne pas copier serait stupide… Pardon
donc par avance à monsieur Pierre Perret pour certains emprunts
directs par endroits, mais ses éditeurs sont lourds à la détente,
pas eu la possibilité de le contacter avant Noël pour lui faire
partager nos détournements… Avec amitié, et la bise à Lily

!

JOSEPH

On le trouvait plutôt sympa,Joseph
Pourtant y gagnait pas bézef, Joseph
C’était un p’tit-fils d’émigrés
Qui étaient venus bon gré mal gré
Vider les poubelles à Clichy
Il croyait qu’il était Français Joseph
Il avait bien tous ses papiers Joseph
Mais pour les connards en revanche
Sa tronche était noire et pas blanche
On devient pas gaulois comme ça

Il aimait tant la liberté Joseph
Il rêvait de l’égalité Joseph
Fraternité de Mitterrand
Même en devenant maçon-franc
Ça ne remplace pas l’argent

Malgré sa licence d’sciences-éco Joseph
Il s’est tapé les petits boulots Joseph
Des cours d’soutien payés à l’heure
Avec des chèques sans valeur
Venant d’étrangers dans le malheur
Quand on l’appelait Yannick Noah, Joseph
Il ne jouait pas à ce jeu-là, Joseph
Il ne renvoyait pas la balle
Même en face de ces trous d’balle
Le smash eut été trop facile

Il aima une fille un jour Joseph
Se donnant à lui pour toujours Joseph
Mais la belle-famille lui dit nous
Ne sommes pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous
Heureusement en Amérique Joseph
Ce grand pays démocratique Joseph
Même le grand Lincoln n’eût pu croire
Que la couleur de notre espoir
Un jour là-bas ce fût le noir

Mais dans un meeting à Tampa Joseph
Il a vu Barak Obama Joseph
Qui lui a dit viens mon p’tit vieux
Faut plus avoir peur d’Hortefeux
De ces fachos, de ces fâcheux
Et en ce vingt-neuf janvier Joseph
Il est revenu manifester Joseph
Au milieu de tous ces « Français »
Qui de Sarko en ont assez
Manifestant sans tout casser

Et dans sa quête de bonheur Joseph
Y aura la Marie de son coeur Joseph
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Un Jésus noir, ça le ferait bien
On le trouvait plutôt sympa, Joseph
Pourtant y gagnait pas bézef, Joseph
C’était un p’tit-fils d’émigrés
Qui étaient venus bon gré mal gré
Vider les poubelles à Clichy

Paroles : Camille ( 2008)
Paroles et musique: Pierre Perret
Pierre Perret  « Lily » (1977)
Chant: Jean-Marie

OBAMA

Obama, Obama…
L’homme de l’année 2008, pour certains.
De la décennie, pour d’autres.
Du siècle, enfin, ou du millénaire ou de l’histoire de l’humanité…
Pour moi, il sera l’homme qui aura fait que, peut-être, la couleur
de l’espoir soit enfin le noir, faisant mentir Perret, Dylan et
Aufray (j’en ai rêvé… « Yes I can ! « , m’a répondu un
talentueux Jean-Marie fort ému en bon légionnaire à l’idée de l’Ave
Maria.).Depuis l’élection de J.F.K., jamais le pays d’Abraham Lincoln n’avait tant espéré, ni le monde entier de l’Amérique.
Espérons simplement que « Yes we can  » avec Obama construira mieux
une nouvelle société qu’un « Tout devient possible » qui ne casse pas
la baraque !

OBAMA

La politique avait besoin d’espoir

Obama, Obama, Obama, Obama,

La couleur de l’espoir maintenant c’est le noir
Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama
Obama, le président s’appelle Obama
Les humains à nouveau enfin espèrent et croient en lui
Obama, toute la planète crie « Obama ! »
Et même moi je crois dans un bel avenir aussi
Obama ! Fais-nous une vie comme un rêve
Avant que notre monde ne crève
Obama, je t’en prie, fais-le, cher Obama !
Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama, Obama,Obama,

Obama ! Fais-nous une vie comme un rêve
Avant que notre monde ne crève
Obama, je t’en prie, fais-le, cher Obama !

La politique avait besoin d’espoir

Obama !

Paroles : Camille 2008

Musique: Leonard Bernstein « Maria » extrait de « West Side Story » (1961)

Chant : Jean-Marie

J’AI VOTE SARKOZY

La petite devinette de goca : Pourquoi la majorité des Français a-t-elle le bout des doigts abîmé ? Parce que la majorité de ses électeurs se mord les doigts d’avoir
voté Sarkozy. 
On s’est gaussé des « déçus du socialisme », mais que dire des « mordus du sarkozisme » ?
Et encore, les déçus du socialisme ont eu de la chance : tata
Danielle ne chantait pas… 
Comme la plupart des gais
Hurons de la tribu des doigts mordus font partie d’une majorité de
plus en plus
silencieuse, laissons un de ses membres qui a
tenu à garder l’anonymat s’exprimer ici en chanson

J’ai
voté Sarkozy

J’ai voté Sarkozy
Pourquoi j’ai toujours pas compris
On devrait réfléchir pourtant
Pour choisir l’Président

J’ai voté Sarkozy
Je sais pas ce qui m’avait pris
Et même si j’suis innocent
J’en ai pris pour cinq ans

La Ségo on n’y croyait guère
Le Nico il nous a parlé, choyé, planté
Qui a gagné sur ses promesses
Je le sais bien je le confesse
Mais aujourd’hui j’ai mal aux fesses
Mais après hier il nous reste à faire l’après

J’ai voté Sarkozy
J’ai honte, je sors plus que la nuit
J’aurais dû le savoir pourtant
Que je n’y gagnerai rien sans argent

J’ai voté Sarkozy
Je n’ose pas le dire aux amis
Aidez moi le 29 janvier
Y la France dans la rue qui attend

Paroles : Camille (2008)

Musique : Gilbert Bécaud « Je reviens te chercher » (1967)

Chant : Jean-Marie

BOUGEE AVEC LA POSTE

Même si nous sommes un peu timbrés, nous sommes de ce fait affranchis de certains préjugés sur
les sévices publics…

Une amie chère nous ayant narré cet après-midi sa mésaventure, nous
envoyons donc en colissimots cette chansonnette (qui ne vise
évidemment qu’un ou plusieurs salopards anonymes, et non les
services entiers, mais on n’a que des empreintes, laissées sans
adresse) sous la forme d’une « Lettre ouverte à La Poste », ce qui
est bien le moins pour espérer la faire bouger…

BOUGEE AVEC LA
POSTE

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

On l’attend pendant des mois
Ce colis qui ne vient pas
Et on insiste à genoux
« Mais il est donc où ? mais il est donc où ?
Y avait mon adresse dessus
Il a coûté beaucoup d’sous !  »
Y a des gens qui sont déçus
Sens dessus dessous
Sens dessous dessus

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

D’dans y avait un réveillon
Franch’ment c’était vachement bon
Les pots de cailles aux raisins
Avec un p’tit vin qui leur allait bien
Avec mon copain René
Ça a fait notre déjeuner
Un colis qui fait glou-glou
Y a notre tire-bouchon qui sort de l’igloo

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

Faut voir la tête des clients
Assurément mécontents
Quand le chef les envoie chier
« Colis pas d’chez nous, même pas assuré »
Même si l’excuse est débile
Nous au moins on est tranquilles
Le chef en a r’pris deux fois
Y manquerait plus qu’ça qu’il nous soutienne pas

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
J’ouvre les cadeaux
Me sers aussitôt
De mon p’tit couteau

Faut dire qu’nous on bosse au tri
Du jeudi au vendredi
Du vrai boulot à la chaîne
On vient pas chez vous
Mendier des étrennes
Quand on voit un beau paquet
Avec amour emballé
On se dit : « Cette fois, y a bon !
On arrête tout, c’est la pause-gueuleton ! »

Je suis l’postier tier tier tier tier
J’ai un beau métier
J’fais mon boulot lot lot lot lot
Comme un beau salaud
Au moment des fêtes
Parfois, j’perds la tête
Au fait, j’oubliais
Un joyeux Noël
Et une bonne année

Je suis l’postier tier tier tier tier…

Paroles : Camille

Musique: Pierre Perret  « Le Plombier » (1974)

Chant : Jean-Marie (et René)

LES JOLIES Z’ECOLES DE LA FRANCE

 « Ah qu’elle était belle, l’école publique
Quand elle se souciait vraiment des enfants
Les enjeux n’y étaient pas politiques
Elle leur permettait de devenir grands.
Et puis sont venus tous ces beaux ministres
Prompts à réformer pour avoir leurs noms
Gravés à l’or fin sur marbre sinistre
Mobilisons-nous pour leur dire : NON ! « 

(2008 © goca, philosophe humaniste mineur, 1949- )

Que de convoitises autour de l’enseignement ! On se croirait revenu au temps de la
privatisation de TF1, où tous les vautours ne pensaient que « retour
sur investissements » ! Le démantèlement est d’autant plus sournois
qu’il se fait de l’intérieur, par ministres-po(s)tiches
interposés… cela méritait bien un pastiche, sans doute !

Spéculer sur nos gosses, Z’avez pas honte, Darcos ?

Oui, je sais, je suis rosse Mais la ficelle est grosse !

Car enfin, d’une école publique, laïque, gratuite et obligatoire, ouverte à tous et
intégrant les valeurs de la République autant que ses élèves, on en
vient à discuter parts de marché peu commun.
Le privé exige sa part de cathos, un droit à la sélection des
élèves et des enseignants, même sous-diplômés mais ayant le bon
profil par cooptation, un droit aux programmes, et tout cela avec
l’argent public, les pauvres cons subventionnant de fait leurs
futurs « supérieurs » (qu’ils choisissent leurs propres Kriter, j’ai
toujours préféré le Champagne)…
Quand on propose des réformes à faire voter par des bénis-oui-oui,
faut-il s’étonner que le citoyen s’oppose en protestant et en
disant aux faux rois maudits : « Non ! Non !  » ?

Les jolies z’écoles de la France

Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Paraît qu’à l’école y a embrouille
Que nos marmots savent plus compter
Que l’français y savent plus l’jacter
Qu’y savent plus écrire une bafouille
Les mêmes seraient source de la crise
Une bande de cocos diplômés
Ceux qui s’font chier à étudier
Pour être payés en queues d’cerises.
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Paraît qu’les méthodes sont mauvaises
Les enseignants peu compétents
« D’ailleurs c’est tous des fainéants
Qui n’pensent qu’à ramener leur fraise
D’abord sont toujours en vacances
Même quand y travaillent, y foutent rien
Moi, si j’m’occupais des gamins
On verrait vite la différence… »
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Avant, on était plus tranquille,
C’était toujours le plein emploi
Les jeunes chopaient pas le sida
Et on vivait tous en famille
On connaissait pas les portables
Les jeux-vidéos, la télé
On lisait et on discutait
Même si on parlait pas à table
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Moi, j’ai bien peur qu’on nous fabrique
Une belle société de cons
Afin qu’ils deviennent des con-
Sommateurs , que c’est pathétique !
Nos p’tits n’auront vraiment plus d’chance
De réussir dans le public
Faudra aller avec du fric
Dans d’autres écoles hors de France.
Les jolies z’écoles de la France
Selon Darcos, selon Colas
Sont devenues les creusets d’l’ignorance
You kaïdi aïdi aïda.
Darcos peut bien s’gratter la tête
A tirebouchonner sa moumoute
Quand il arrive devant l’mammouth
Y a plus d’un os dans le squelette
Car cette école citoyenne
Cette école dont il ne veut plus
Elle bande encore et dans la rue
Le peuple entonne cette antienne
Les jolies z’écoles de la France
Merci Darcos, merci Colas
Sont déjà entrées en résistance
Continuons le combat.

Paroles : Camille (2008)

Musique : Pierre Perret  « Les jolies colonies de vacances » ( 1966)

Chant : Jean-Marie

U.M.P.

Tout le monde connaît le proverbe shadok qui affirme que c’est en tapant toujours sur les mêmes que l’on fait le moins de mécontents…Comme nous, ici, on serait plutôt Gibis avec l’esprit de contradiction parfois, abandonnons un temps la gauche-caviar pour la droite-œufs de l’U.M.P.

U.M.P.

Il s’agit d’un parti bien démo
Cratique où les gens sont tous égaux
On le voit bien quand leur faut l’ président
Il est élu par un seul votant
D’temps en temps un Dupont pas teigneux
Ou une sainte Christine de mes deux
Défilent au casting, mais sans conviction
Embauchés pour faire figuration
De l’UMP
Le patron à l’Elysée
Tire les ficelles du mouvement
Comme celles du gouvernement
Quand le grand nous promet des réformes
Il demande notre avis pour la forme
Il a son idée, c’est déjà tout prêt
Et nous autres on n’a qu’à s’la fermer
On ressemble à ces cocus battus
Qui la bouclent devant leur hotue
L’ont ouvert qu’une fois, pour jacter un « oui »
C’était y a vingt piges à la mairie
De l’UMP
Le patron à l’Elysée
Se garde la place bien au chaud
En y mettant des manchots
Dans cette joyeuse bande de comiques
Tu n’risques pas d’entendre des critiques
Des contestataires y en a plus bezef
Ils sont tous devenus des clones du chef
Je m’souviendrai longtemps de la campagne
Présidentielle à coup de castagne
Parlaient tous pareils, transpirant la haine
Ne pensant qu’à niquer Ségolène
De l’UMP
Le patron à l’Elysée
Manipule les cornichons
Aigres-doux aux petits oignons
Fut-il donc qu’il soit bon, ce fromage
Pour qu’les politiciens de tous âges
Renient mère et dabe, amours, amitiés
Rien qu’à la seule idée d’y goûter
L’âne copule avec le canari
En glanant dans le pré d’Jean-Marie
Le pouvoir d’achat, t’y as cru, t’es bête
Maintenant t’as rien sous la fourchette
De l’UMP
Le patron à l’Elysée
Prépare sa réélection
Y a dix mois, il disait « Non »
Il s’agit d’un parti bien démo
Cratique où les gens sont tous égaux
On le voit bien quand leur faut l’ président
Il est élu par un seul votant
Ce mouvement est devenu tellement chic
Qu’y a déjà l’tous les riches qui rappliquent
Ceux qui ont deux semaines de travail payées
Populaire, Blum, ton front fait pitié
De l’UMP
Le patron à l’Elysée
Aimera l’Univers en
S’en « élysant » Président.

Paroles : Camille ( 2008)
Musique : Pierre Perret  « Le tord boyaux » (1964)
Chant : Jean-Marie

LA CHANSON DE SEGOLENE

On envie parfois l’homme politique, on a bien tort… surtout la femme.

Attention, ce n’est pas la femme qui a tort… encore que… et en plus quand il y en a deux, comme là… il y en a une qui gagne, forcément… donc les nuits de la
perdante sont peuplées parfois de rêves étranges et pénétrants
(manquait plus qu’Attali au milieu, Hamon dieu !).

Voici le songe de Ségolène, tel que me l’ont inspiré ma muse, un
costaud fumeur de pipe et un revenant anonyme n’ayant que le mot
‘béciles ! à la bouche…

La chanson de
Ségolène

Toi la femme moderne
L’avenir du PS
Toi qui n’as point joué
La furie vengeresse
Toi l’intraitable Ségolène
En suivant ton petit
Bonhomme de chemin
N’as-tu jamais rêvé
A de beaux lendemains
De l’Elysée la châtelaine
De l’Elysée la châtelaine…

En plein Solférino
Juste au bobo milieu
En attendant les voix
D’un bureau de banlieue
Penchée sur les tableaux, en rage
Ce soir de drôle de drame
De meurtres et d’envies
N’as-tu jamais en songe
Un soir d’une autre vie
Recompté de nouveaux suffrages
Recompté de nouveaux suffrages…

N’as-tu jamais encore
Appelé l’âme seule
D’un vieil ermite errant
Tonton au blanc linceul
Qui vous compte les voix célestes
Qui met cent bulletins
Dans une urne en secret
A Marseille bien sûr
Plus d’un mort a voté
Et le Deferre a la main leste
Et le Deferre a la main leste

N’as-tu jamais souhaité
De revoir pour de vrai
Cet ange, ce démon
Qui du haut d’ Solutré
Décochait des flèches perfides
Qui seul avait le don
Dans les pires moments
De rassembler autour
De lui les garnements
Qui oubliaient leurs jeux stupides
Qui oubliaient leurs jeux stupides

N’aie crainte que Tonton
Ne reprenne vigueur
Il n’y a vraiment pas là
La moindre chance, horreur !
Tu bats la campagne, vilaine !
C’est la faute commune
Aux anciens du PS
Et la fraternité
Ne sera que promesse
Et la chanson de Ségolène
Et la chanson de Ségolène…

Paroles : Camille

Musique et chant : Jean-Marie (d’après la chanson de Georges
Brassens « Pénélope »  [1960] )

LA TACTIQUE DE SEGOLENE

Un congrès de Reims avec des bulles où la coupe a été pleine et bue jusqu’à l’hallali
Une élection à surprises où rien n’était dans la pochette, avec
plus de perdants-perdants que de gagnants-gagnants
Décidément, le PS fait jaser. Alors  jazzons avec la fanfare et
l’ami  Bourvil.
Note de l’auteur :
Il n’est pas question ici de diviser encore plus le PS, il se
débrouille très bien tout seul.
Pas question donc de prendre position entre Marlène et Ségotine. On
peut préférer la chèvre du Poitou au Brie, on ne va pas en faire un
fromage, et après tout, on a le droit d’être royaliste, merde, on
est en République !
Ceci n’est que de l’humour, écrit et interprété avec FRA-TER-NI-TÉ
! FRA-TER-NI-TÉ ! FRA-TER-NI-TÉ ! (Zemmour, arrête de ricaner
bêtement s’il te plaït !)

La Tactique de Ségolène

Les socialistes ont voté après l’congrès
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Y a pas d’vraie majorité : moitié, moitié
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout.
Aubry avec 40 voix de plus
Est déclarée élue par les autorités
Aussitôt Royal réplique
Et ses supporters critiquent
Attendez un peu que j’vous explique

 

La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est de tout contester
Avec autorité
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est l’assaut immédiat
Au moyen des médias
 » Ils ont triché, allez, allez
Faut recompter, allez, allez
Faut contester , allez, allez
J’connais l’métier  »
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est d ‘avoir l’air victime
C ‘est la reine de la frime!

 

J’veux un PS unifié, a dit Royal
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Elle fait tout pour l’saborder : c’est pas banal !
Mais c’est pas tout,
Mais c’est pas tout
Avant même qu’on fixe les dates
Ell’ dit qu’ en 2012 elle sera candidate
Martine lui dit  » Bas les pattes,
C’est moi qu’ai le choix dans la date !  »
La méthode Royal , ça nous épate

 

La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est de tout contester
Avec autorité
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est l’assaut immédiat
Au moyen des médias
 » Ils ont triché, allez, allez
Faut recompter, allez, allez
Faut contester , allez, allez
J’connais l’métier  »
La taca taca tac tac tiqu’ de Ségolène
C’est d ‘avoir l’air victime
C ‘est la reine de la frime!

Paroles et chant : Jean-Marie

Musique : « La tactique du Gendarme » interprétée à l’origine par
Bourvil, extraite du film  d’André Berthomieu « Le Roi Pandore »
(1949)