BLUES SARKOZISTE

Écoutez mon histoire
Elle pourrait être vraie
C’est celle d’un pauvre noir
En coma dépassé
Un jour d’mai deux mil sept
Enfin il se réveille
Il a toute sa tête
Et demande des nouvelles

 

BLUES
SARKOZISTE

Ce matin-là qu’est-ce que j’apprends
Sarkozy Président
Oh, Nicolas
Une doctoresse
M’porte à toute vitesse
La liste de ses promesses Mm Mm
J’me dis : « L’a l’air chouette, ce p’tit gars
Il va réparer les dégâts…
S’il s’dit gaulliste il va sur le champ
Prendre un premier sinistre Oh oh la la
Et des ministres
Qui gouverneront
Chaque poste un spécialiste.  » Mm Mm
Mais là où j’guettais un champion
V’là t’y pas qu’il choisit Fillon
Moi qui m’attendais à des merveilles
Je dois dire que ça n’me branche pas beaucoup
Mais c’est vrai, quand tu choisis Mireille
C’est déjà que t’as pas beaucoup de goût
Oh, oh oh oh maman
Quelle faute pour un Président
Quand t’es élu, faut assurer
Et pas passer pour un charmant
C’gouvernement, c’est pas une affaire
Je vous l’dis carrément
Oh oh la la
Sur le devant, z’ont un Ministère
Mais Sarko est derrière Mm Mm
Ses promesses, comme disait Pasqua
N’engagent que les cons qui y croient
Je me dis qu’finalement je regrette
D’avoir eu de trop bons médecins
Quand je pense que je m’suis pris perpète
2012 franch’ment c’est vachement loin
Oh oh oh oh putain
J’aurais été Américain
Deux ans plus tard hors du coma
Quelle chance je touchais Obama
Oh oh
Et moi je traîne ce soir
Un blues sarkoziste sans espoir

 

Chanson : « Blues sarkoziste » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprètation : Jean-Marie

Chanson originale : « Blouse du dentiste » (1960)
Paroles : Boris Vian
Musique : Henri Salvador

L’CLODO

Une fois de plus, merci Nounourse

L’CLODO

Il a suffi d’un incident
Juste une panne de courant
Qui a duré trois jours de trop
L’clodo
Pour que des gens prennent conscience
De « détails » de ton existence
Toi qu’on montre du doigt presto
L’clodo
Mais qui cherche à savoir pourquoi
T’en es venu à cette vie-là
Certains disent que tu l’as choisie
Pardi
Moi je n’ai pas eu de courant
Trois jours de suite seulement
J’ai déjà trouvé ça de trop
L’clodo
Pas eu mon café le matin
Bain toujours remis à « demain »
Rien cuire et rien manger de chaud
L’clodo
Mais j’étais en sécurité
Ma porte était fermée à clé
Même si je n’avais qu’onze dedans
Seulement
Toi, la journée, on te reproche
Des honnêtes gens d’être trop proche
Ton pauvre barda sur le dos
L’clodo
Parfois tu crèves dans ton carton
A la narine des glaçons
Mais ça n’émeut pas les badauds
L’clodo
Comme si on souhaitait la misère
Pour eux, la seule vie au grand air
C’est le Club Méditerranée
L’été
Chez moi, j’avais le droit de fumer
J’aurais même pu picoler
Sans craindre pour mes oripeaux
L’clodo
Toi, tu mènes une vie parallèle
Dans un monde aux oiseaux sans ailes
Où tous les gens sont des salauds
L’clodo
Te regarder en animal
Alors que t’as rien fait de mal
Et on s’étonne qu’tu d’viennes dingo
L’clodo
Si un beau jour vous le croisez
Ce clodo barbu mal lavé
Ce malheureux qui crève de froid
C’est moi… c’est vous… c’est nous… un jour…

Chanson : « L’clodo » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprètes : Isabelle, dite « Nounourse » et Jean-Marie

Chanson originale : « Mon vieux » (1974)
Paroles et musique: Daniel Guichard – Jean Ferrat – M. Fricault

 

TEMPÊTE DANS UN COIN PAUMÉ

J’ai reçu samedi matin un texte dans lequel Camille me décrivait les premières heures de la tempête. Sans nouvelles de lui, je me décide à publier cette chanson
aujourd’hui. Les médias ont raconté en long et en large les malheurs
provoqués par la tempête. Seront-ils aussi diserts pour raconter la
prochaine tempête sociale qui se fera dans les rues dans 48 heures?

TEMPÊTE DANS UN COIN PAUMÉ

J’ai subi ma première tempête
C’est un spectacle bien étonnant
Car soudainement tout s’arrête
Dans un silence assourdissant

Meurt tout ce qui est électrique
Même l’air semble vous manquer
Et ma pauv’ bougie famélique
A bien du mal à m’éclairer

Et puis, d’un coup, c’est le vacarme
Dehors, passe l’armée de Dieu
Qui de je ne sais quelles armes
Frappe des boucliers aux cieux

Tremble maison tremble nature
Nous ne sommes que des fétus
De minuscules créatures
Mort’s presque avant d’avoir vécu

Paquets d’air et d’eau en goguette
Nés de mariages incertains
Se jettent en foule sur mes fenêtres
Pourvu qu’les vitres tiennent bien

Les arbres plient avec courage
Certains prennent un air penché
Le vent emport’ sur son passage
Les âmes des déracinés

J’ai retrouvé de vieux réflexes
Datant d’un passé oublié
La cuillère de soluble express
Dans de l’eau chaude du robinet

Sous ses paupières encore closes
Je vois rir’ mon percolateur
Qui m’dit : « Le mien c’est autre chose
Tu ne connais pas ton bonheur ! »

Parlant à un voisin d’la chose
Il me répond : « Pauvre couillon !
Cette fois y avait pas la dose
Ce n’était qu’un échantillon ! »

J’en ai pris note mais quand même
Une fois de plus j’ai compris
Qu’assez grands pour faire des problèmes
A notre Terre, on est petits

C’est tout, mais je suis moraliste
Faut une chute à ma chanson
Peut-être dire aux journalistes
Qui le vingt-neuf couvriront
Que si ce jour-là, c’est tempête
Contre Sarkozy et Fillon
Qu’ils précisent à moins d’être bêtes
Que ce n’est qu’un échantillon

Chanson : »Tempête dans un coin paumé » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie
 
 
Chanson originale : « Le testament » (1969)
Paroles et musique : Georges Brassens

LIBERTES, ATTENTION, DANGER

L’Histoire a toujours raison, avec son lent balancier :
question de temps… tic… tac… tic… tac…

J’entends ce soir que « l’EN crée 5 000 postes pour « lutter contre
l’absentéisme » par des personnels sans qualification :
rassurez-vous, braves gens, il ne s’agit que d’aider les « élèves
qui n’aiment pas l’Ecole », pas de les « garder les jours de
grève-prise d’otages ».

On va confier les « crétins » à des « crétins en chef », des « jeunes en
difficultés » à des « plus vieux en difficultés » … et après on
s’étonnerait du résultat des présidentielles ?

Si Xavier Darcos connaissait la règle de trois et le niveau des
élèves, cela n’aurait pas lieu d’être. Feu Darcos, devrais-je
dire… Comment je le sais ? ben, par la télé pardi ! Quand
les émissions « sous contrôles » rendant compte des évaluations en
Cours moyen de primaire montrent que les élèves ont trouvé « ça »
ridiculement facile « par rapport avec ce qu’on fait avec la
maîtresse », la vérité sort de la bouche des enfants si Darcos sort
du gouvernement (je peux personnellement l’y aider s’il venait à
contester mes propos… Chiche ? « Descends un peu, si t’es un
homme ! » © Sarkozy 2008 …je n’irai pas jusqu’au « Pauv’con ! »
© Sarkozy 2008 par respect pour mes anciens professeurs,
peut-être communs, et pour LA France et sa culture).

Toute ressemblance avec… ne saurait être que fortuite et
volontaire.

LIBERTES, ATTENTION, DANGER

Je ne suis qu’un humble petit chansonnier
Qui sur le net s’amuse à vous amuser
Des mots d’humour dits en confiance et soudain
Une histoire qui ne me dit rien
Deux-mille-neuf, j’aurai cinquante-dix ans
J’en aurai vu passer bien des changements
Mais là, je ne peux m’empêcher de chanter
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, c’était l’Allemagne en trente-trois
Là-bas, un petit homme levait le bras
Là-bas, le vert-de-gris était couleur de haine
Là-bas, la crise aiguisait les passions
Là-bas, on ne posait plus de questions
Là-bas, il n’était plus question d’opposition
Les procédés sont démontés aujourd’hui
De ceux qui ont tué des démocraties
Demandez-le à vos amis historiens
Ces processus, on connaît bien.
Le passé nous fournit des indicateurs
A surveiller de très près quelle que soit l’heure
Et aujourd’hui, bien trop restent allumés
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, on réduisait l’éducation
Là-bas, les parlements étaient croupions
Là-bas, la justice et le droit étaient en berne
Là-bas, on modifiait certaines lois
Là-bas, d’autres, on ne les appliquait pas
Là-bas, c’est un seul homme qui imposait sa loi
Quand dans un grand pays les informations
Fournies ne sont que propagande maison
Que d’autisme les dirigeants sont atteints
En répétant que tout est bien
Quand on demande trop aux petites gens
Qu’on favorise le pouvoir de l’argent
Que le monde entier on souhaite dominer
Libertés… Attention… Danger !
Là-bas, on opposait Hans à Joseph
Là-bas, y avait pas encore de Youssef
Là-bas, c’était facile d’exciter les haines
Là-bas, Obama Owens s’appelait
Là-bas, le chef voulait tout contrôler
Là-bas, ce n’est que l’Allemagne du passé
Dans ma culture j’ai puisé les notions
Qui m’ont aidé à composer ma chanson
Désormais vous serez aussi aux aguets
Libertés… Attention… Danger !

Chanson : « Libertés, attention, danger » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Souvenirs, attention, danger » (1980)

Paroles: Serge Lama

Musique: Tony Stefanidis

FAUT PAS POUSSER

Honni soit qui mal y pense, dit-on.

Ô Nîmois qui mal y vivent, aurait-on pu et dû dire si les médias
nationaux avaient rempli leur devoir d’information sur la visite de
Nicolas Sarkozy dans la cité gardoise le 13 janvier.

Le centre-ville de Nïmes tout entier a été pris en otage de 6 h à
14 h, et confisqué aux habitants, excepté à un petit nombre d’UMP
choisis invités à rencontrer le  » Président de tous les Français »,
pour une apparition ayant duré une heure en tout et pour
tout.

La parenthèse nîmoise est racontée ici sur le blog personnel d’un
ancien ministre, Jean-Louis Bianco :

http://www.depresdeloin.eu/socialiste/incroyable-demesure.html

Le récit en farce en fut fait. On l’appela : « Faut pas pousser ! »

 

FAUT PAS POUSSER

C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Ah on s’en souviendra longtemps
De la visite du Président
Nîmes dès six heures du matin
S’est transformée en un fortin
Le centre-ville était bouclé
Comm’ si Ben Laden y était
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Devait y avoir à coup sûr
Un attentat ou un coup dur
Sur les toits, y avait des snipers
On commençait à avoir peur
Dans les rues y avait pas un chat
Pépé se croyait en quarante-trois
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Interdit de circulation
A pied, en vélo, en camion
A moins de deux cents mètres du lieu
Où allait apparaître Dieu
Le ménage avait été fait
Restait qu’la crème de l’UMP
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Une infirmière libérale
A crié « Mais c’est un scandale !
Faut qu’j’aille piquer monsieur Ricou
Sinon il peut crever su’l’coup ! »
Les flics ont trouvé ça crevant
Et l’ont r’foulé en rigolant
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Ceux qui souhaitaient manifester
Plus loin ont été cantonnés
La consigne était pathétique
Seul’ pouvait approcher une clique
J’leur aurais bien foutu des claques
Mais y avait un peu trop d’matraques
Pour finir c’mardi messieurs dames
Devinez quel était l’ programme
En fait le petit Nicolas
Venait visiter d’un bon pas
De France un des plus beaux musées
En onze minutes, il l’a bâclé
Puis reparti jouer au sauveur
En n’nous souhaitant que du bonheur
C’était un jour messieurs mesdames
Où l’centre-ville était en panne
Le coût pour notre République
En a été astronomique
Nîmes a été prise en otage
Ses habitant étaient en rage
La presse en a à pein’ parlé
Mais pas en France, à l’étranger.

Chanson : « Faut pas pousser ! » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Synthé et chant : Jean-Marie

 

Chanson originale : « La télé en panne » (1983)

Paroles et musique: Pierre Perret

MALBOUFFE-LAND

Interview express et exclusive de notre JPC national :
 » Regarde, mon petit Candide, ce que je t’ai préparé sur cette
table et dis-moi si c’est pas appétissant… Tu
préfères… quoi ? un hamburger ? Non, mais vous vous rendez
compte, les enfants ? Mais c’est pas possible, ça… Mais tous
ces néfast-foods, c’est d’la merde ! c’est du mauvais gras, c’est
tout polyphosphaté ! Y a qu’un pasteur anglais ou un berger
allemand pour pouvoir se régaler avec ça, nom de Dieu ! D’ailleurs,
regarde c’que j’en fais, de ton casse-croûte… Hop, direct à
la poubelle, même pas pour les animaux ! ça repart d’où c’est venu,
comme ça… Si ça, c’est pas de la restauration rapide !

MALBOUFFE-LAND

Ô vous, les gourmets, les gourmands
Tous les gastronomes d’antan
Les esthètes
Comptez pas sur le Dac Quinald’s
Du coin pour offrir un régal
A vos fêtes
Il y en a un près de chez moi
Je n’mange pas de ce pain-là
Je l’évite
Mais hiver ou belle saison
Y a toujours plein de jeunes qu’on
Sert de suite
Un petit peu de viande hachée
Au milieu d’un pain rond coupé
Du fromage
Trois feuilles de laitue saucées
De pâles frites à côté
Et courage !
Quand il voit venir le big Dac
Imaginez votre estomac
Qui s’affole
Un coup de soda par dessus
Histoire de ronger les tissus
Il raffole
Coffe monte sur ses grands chevaux
Lorsqu’on l’évoque et c’est pas faux
Le brave homme
Et si l’on ajoute un dessert
Finalement ça revient cher
Pauvre pomme
Un peu plus loin, c’n’est guère mieux
Seul le kebab règne en ces lieux
Qui vous scinde
Paraît qu’les filles trouvent bonne
Cette triste chair en colonne
Pauvres dindes
La sauce blanche est de rigueur
Savoir ce qu’on y met : malheur
D’l’eau d’salade
Si vous souhaitez plus épicé
La harissa va relever
L’aqueux fade
Mais les frites seront toujours là
Décongelées, pleines de gras
Sympathiques
Vous sortirez de là repus
Fort contents de ce bon menu
Diététique
Quand en ville, je dois manger
Pour ma part, j’ai autres idées
J’suis pas riche
Je repère un bon boulanger
Une baguette me fait trancher
En sandwich
Une belle tranche de jambon
A l’os réjouira mon bedon
Ma brioche
Mon Bayard je dégusterai
Car même sans aucun beurre, il est
Sans reproche
Ô vous, les gourmets, les gourmands
Tous les gastronomes d’antan
Les esthètes
Comptez pas sur le Dac Quinald’s
Du coin pour offrir un régal
A vos fêtes

Chanson : « Malbouffe-land » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Guitare et chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Oncle Archibald » (1957)

Paroles et musique: Georges Brassens

COCUS DU SARKOZISME

On s’est beaucoup gaussé, même à gauche, des « déçus du socialisme », et cela marche encore à droite visiblement… La notion date pourtant… de 1983 !

Excepté la parenthèse Jospin de la troisième cohabitation, la
France est quand même gouvernée par le RPR/UMP depuis 1993, début
de la deuxième cohabitation, où le ministère du budget était détenu
par un disciple de Charles Pasqua, fidèle dont il a raconté la
trahison de 1983 dans un ouvrage intitulé « Ce que je sais »
(éditions du  Seuil), un certain… Nicolas Sarkozy.

Arriver à se faire passer pour un homme neuf, arrivant après « des
années d’impéritie de gauche » alors qu’il faisait partie des
gouvernements précédents, c’est très fort… mais cela fait de
nombreux cocus du sarkozisme, finalement.

Le resteront-ils ? L’avenir le dira… Musique !

COCUS DU
SARKOZISME

Y a des déçus du socialisme
Moi j’suis cocu du sarkozisme
Victime du capitalisme
Parce que j’étais opportuniste
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
J’en ai marre des profiteurs
De tous les spéculateurs
J’ fais plus confiance à ces saigneurs
Qui sur mon dos vienn’nt faire leur beurre
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Mécontents de tous les partis
Nous n’avons tous qu’une patrie
Qu’on détruit pour des profits
Pendant qu’une frange s’enrichit
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Je crie vive la révolution
Je crie vive les institutions
Je crie vive les manifestations
Je crie vive la dissolution
Il y en a qui contestent
Qui revendiquent et qui protestent
Mais pour cela un seul geste
Ici je manifeste, ici je manifeste
Enfin du bon côté
Et s’il faut y retourner
Mes pieds ne sont pas fatigués
Vivement la dissolution
C’est la seule solution

* * * * * * * * * * * * * * * * * *

Si tous les cocus
Avaient des clochettes
Des clochettes au dessus
Au dessus d’la tête
Ça f’rait tant d’chahut
Qu’on n’s’entendrait plus.

Si les sarkozistes
Avaient des clochettes
Des clochettes au dessus
Au dessus d’la tête
Ça f’rait tant d’chahut
Qu’on n’s’entendrait plus.

Première chanson : « L’opportuniste » (1969)

Musique :Dutronc /X

Paroles :Seguela /Lanzmann

Deuxième chanson : »Si tous les cocus »(1930)

Paroles: Léo Lelièvre fils, Henri Varna

Musique: Jean Boyer  

QUAND JE SERAI PRESIDENT

ARTICLE 8 DE LA CONSTITUTION :
Le Président de la République nomme le Premier ministre
(…)
ARTICLE 21 DE LA CONSTITUTION :
Le Premier ministre dirige l’action du gouvernement
(…)
Les neuf engagements d’un candidat :
– Je veux être le Président qui tiendra ses engagements
– Je veux être le Président du pouvoir d’achat
– Je veux être le Président de la valeur travail
– Je veux être le Président de l’accession à la propriété pour tous les Français
– Je veux être le Président d’une démocratie irréprochable
– Je veux être le Président d’une nouvelle Europe
– Je veux être le Président d’une révolution écologique
– Je veux être le Président qui lutte contre les injustices
– Je veux être le Président d’une France fière de son histoire et
d’une République fidèle à ses valeurs.

C’est vous qui voyez…

QUAND JE SERAI
PRESIDENT

Il était une fois dans le monde politique
Un jeune homme nerveux au regard énergique
Il répétait sans fin un discours mécanique
Sifflant entre ses dents : « Quand je serai président…
Quand je serai président de ma République
Tous les gentils Français s’ront traités par ma trique
Je nommerai bien sûr Sarko premier ministre
De mon gouvernement
Quand je serai président
Nico à la culture me semble une évidence
Sarko à la police et Kozy aux finances
Colas à la justice et Nico à la danse
Comme vous serez contents
Quand je serai président
Kozy sera ministre de l’écologie
Nicolas au commerce, Sarko à l’industrie
Je déclarerai de trop les endroits où l’on rit
Sauf de mes concurrents
Quand je serai président
Quand je serai président de ma République
J’ferai écrire mes discours par Guaino et sa clique
Et les jours de conseil je leur couperai la chique
Aux ministres feignant
Quand je serai président
Je deviendrai le roi du corps diplomatique
Avec ma nouvelle femme, une bombe anatomique
On se fera la guerre à coups d’armes chimiques
Rien ne sera comme avant
Quand je serai président
Aux bornes d’l’ANPE, y aura la foule en rage
Sarko notre ministre en charge du chômage
Sera le seul en hausse question des pourcentages
Vous en baverez vraiment
Quand je serai président. »
{Chœur des amis :}
Si tu étais président de la République
Pour nous tes petits copains
Ce serait super pratique
On pourrait spéculer et se goinfrer sans risque
On serait bien contents
Si t’étais président
Je n’ai jamais revu ce p’tit homme utopique
Faut dire que je reviens
De vingt ans aux Tropiques
Espérez avec moi
Qu’il n’fasse plus d’ politique
Surtout pas président
Ça serait inquiétant
Car la la la la la la la la la la la la

Chanson : »Quand je serai président » © Sacem 2009

Paroles : Camille

Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Si j’étais président » (1980)

Paroles et musique  : Pierre Delanoé, Gérard Lenormand

 

PAUV’ SOCIALISTES

La malédiction de Toutânthonton continuerait-elle à frapper le PS, et plus
particulièrement Ségolène, celle qu’il préfèrerait pourtant sans
doute aujourd’hui pour son modernisme ?
Faut-il souhaiter le retour de la momie ou un appel aux forces de
l’esprit ? Raymond Poulidor serait-il le sponsor caché de Ségolène ?
Décidément, pauv’socialistes…

PAUV’
SOCIALISTES

Elle aimait bien Mitterrand
Du coup elle n’avait pas de copine
Car au PS maintenant
Parler de Tonton t’élimine
Pour devenir Président
Elle croyait avoir la combine
Mais quand ce fut le moment
Elle se retrouva orpheline
Mon candidat, c’est Royal,
Elle fait toujours second
Est-ce son destin national
Que de finir second ?
Elle disait aux gens d’l’usine :
« Pensez aux élections ! »
Mais r’connaissant l’orpheline,
Ils disaient toujours non
Aux socialistes.
C’est triste quand même de n’pas reconnaître le bon
candidat. Il faut pas être sorti de Polytechnique !
Il m’semble que si j’avais un bon candidat, moi je le
reconnaîtrais !
A condition qu’il me ressemble, naturellement !
C’était rue d’Solferino
Qu’elle étalait ses p’tites idées.
Pour attirer les bobos,
Ell’ remuait un peu ses idées,
Mais un jour, la fille Delors
Qui passait auprès d’ses idées
Lui a dit « C’est moi d’abord »,
Alors, ell’ s’est mise à crier :
« Voulez-vous voter Royal ?
Pas Aubry ni Hamon. »,
Mais les gens, chose banale,
N’voulaient plus d’ses motions.
Quand elle criait à l’usine,
« Voulez-vous d’mes motions ?  »
Ils r’connaissaient l’orpheline,
Et disaient toujours non.
Les socialistes.
C’est triste quand même, elle avait plus d’idées.
Forcément, elle s’baladait avec ses idées à découvert, n’est-ce pas
? Alors le Hamon, lui, il passait à côté d’ses idées, n’est-ce pas
? Alors avec sa main, alors … heu … hop !
Il lui a pris toutes ses idées, comme ça elle n’en avait
plus. C’est vrai qu’elle n’en avait pas besoin puisqu’elle n’en vendait
jamais !
Mais quand même !
Un mystérieux homme en noir
Lui apparut pendant une nuit,
Lui dit : « Je vais te faire voir,
Et si tu m’écoutes, ils sont cuits. »
Ce fut un drôle de marché,
Car c’était un drôle d’Président,
C’est sûr, ça pourrait marcher,
Si elle écoutait Mitterrand.
C’est tard ça quand même pour faire une apparition comme ça !
C’est vrai qu’elle a été crédule aussi !
C’est pas parce qu’il disait qu’il avait un… qu’il était…
Enfin, elle suivait Mitterrand quoi, avec les forces de l’esprit !
Si seulement elle avait eu la force de dire non !
Mais non, mais c’est l’esprit qui la troublait !
Alors il l’a conseillée, Mitterrand,
Et qu’est-ce qu’elle a fait en 2012, Ségolène, hein ?
Mon candidat, c’est Royal,
Elle fait toujours second
Est-ce son destin national
Que de finir second ?
Elle disait aux gens d’l’usine :
« Pensez aux élections ! »
Mais r’connaissant l’orpheline,
Ils disaient toujours non.
Pauv’ socialistes.

Chanson : « Pauv’ socialistes » SACEM ©2009

Paroles : Camille

Chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Les crayons » (1946) Du film « La  ferme du pendu »

Paroles : Bourvil

Musique : Etienne Lorin

 

 

LES PRATIQUES D’ANTAN

Le problème des messieurs avec l’âge, c’est que les raideurs se déplacent, et pas souvent où on le souhaiterait… Les petits chaperons rouges se retrouvent souvent face au grand méchant mou, lors d’une décalcification qui confirme hélas que,comme l’avait découvert fort tardivement Henry  IV, dit la légende, »ce n’était pas un os ».
La science, par bonheur, a permis de redresser la situation, par l’ingurgitation d’extraits naturels d’Alain Delon additionnés de particules de  Nicoletta (bien connue au pays des schtroumpfs sous le nom de Mamy blue), même si ça coûte…un os !
Qui en prend ? Voici les résultats de l’enquête menée dard-dard par les deux copains d’abord !

LES PRATIQUES D’ANTAN

 Jadis, Vénus n’abandonnait jamais les copains
Qu’il soit rieur adonis ou sinistre clampin
Du joyeux célibataire au coupable mari
Les maisons closes s’ouvraient aux enfants de Marie
Même si l’acte d’amour nous rend toujours heureux
Il faut user de médicaments bien onéreux
Car si vous n’en prenez pas, depuis quelques années
Des tas de coups charmants vous passent sous le nez
Des tas de coups charmants vous passent sous le nez
Mais où sont les pratiques d’antan ?
Des petits vicelards, vicelards, vicelards, vicelards
Qu’étaient nos pères
Qui faisaient l’amour en se foutant
Des petits gros abbés, gros abbés, gros abbés, gros abbés
Encore sévères
Quand les érecteurs étaient contents
A l’aboyeur, à la mère maquerelle, au barbeau même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles ban ban ban, bandaisons naturelles
On ne les r’verra plus
Et c’est bien attristant
Les belles bandaisons naturelles, bon sang !
Maintenant, en ces temps faux où l’amour fait florès,
Les filles même habillées nous dévoilent leurs fesses
Les hommes n’ont même plus le plaisir enfantin
D’avoir à imaginer pour prendre un tricotin
Et les jeunes qui ne connaissent pas leur bonheur
Gobent deux comprimés de Kamagra par quart d’heur’
Ils veulent tous ressembler à Rocco Siffredi
Et baiser des greluches, du dimanche au sam’di
Et baiser des greluches, du dimanche jusqu’au sam’di
Mais où sont les pratiques d’antan ?
Des petits vicelards, vicelards, vicelards, vicelards
Qu’étaient nos pères
Qui faisaient l’amour en se foutant
Des petits gros abbés, gros abbés, gros abbés, gros abbés
Encore sévères
Quand les érecteurs étaient contents
A l’aboyeur, à la mère maquerelle, au barbeau même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles ban ban ban, bandaisons naturelles
On ne les r’verra plus
Et c’est bien attristant
Les belles bandaisons naturelles, bon sang !
Je comprends pour ces produits l’intérêt d’un plus vieux
Dont la chandell’ presque morte a grand besoin de feu
Et qui bien trop vert encore pour un grand méchant mou
Murmur’ au chaperon rouge : « Je bande pour vous »
Mais les plus jeunes qui se croient aux Jeux Olympiques
Seront hélas à jamais dopés pharmaceutiques
Et quand les prix monteront, l’pétrole aura bon dos
Et les labos dealers feront leur libido
Et les labos dealers feront cracher leur libido
Mais où sont les pratiques d’antan ?
Des petits vicelards, vicelards, vicelards, vicelards
Qu’étaient nos pères
Qui faisaient l’amour en se foutant
Des petits gros abbés, gros abbés, gros abbés, gros abbés
Encore sévères
Quand les érecteurs étaient contents
A l’aboyeur, à la mère maquerelle, au barbeau même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles ban ban ban, bandaisons naturelles
On ne les r’verra plus
Et c’est bien attristant
Les belles bandaisons naturelles, bon sang !

Chanson : « Les pratiques d’antan » SACEM ©2008

Paroles : Camille

Guitare et chant : Jean-Marie

Chanson originale : « Les funérailles d’antan » (1960)

Paroles et musique: Georges Brassens