BALLADE DE LA FRANCE DU TEMPS JADIS

BALLADE DE LA FRANCE DU TEMPS JADIS

Dites moy ou, n’en quel pays
Est Carla la belle Italienne,
On m’a dit : « C’est en Sarkozie »
Mais mon atlas est à la peine
Nouvel Etat d’un nouveau prince
D’un nouveau roi, d’un président
Qui en a fait sa souveraine
Mais où est la France d’antan ?
Qui en a fait sa souveraine
Mais où est la France d’antan ?
Il paraît que dans ce pays
Jour après jour le peuple peine
Qu’on y vénère Balkany
Morano, Lefebvre et le Pen
Que nous pardonne Ségolène
Qui l’a déjà fait fort souvent
La situation n’est pas saine
Mais où est la France d’antan ?
La situation n’est pas saine
Mais où est la France d’antan ?
La Carla qui est si jolie
Et qui sur la Sarkozie règne
Attire notre sympathie
Pour supporter l’énergumène,
Car de Bretagne à la Lorraine
Des Provençaux jusqu’aux Normands
Des Alpes jusqu’à l’Aquitaine
Mais où est la France d’antan ?
Des Alpes jusqu’à l’Aquitaine
Mais où est la France d’antan ?
Prince, pas lieu de dire amen
A vos caprices, en courtisans
Marianne n’a pas de veine
Mais où est la France d’antan ?
Marianne n’a pas de veine
Mais où est la France d’antan ?

Chanson : « Ballade de la France du temps jadis  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale :  » Ballade des dames du temps jadis  » (1954)
Paroles et musique : Georges Brassens

Publicités

LE NARCISSIQUE

L’actualité ne nous donne pas beaucoup de sujets de chanson en ce mois de juillet,  même si le gouvernement profite des vacances pour sortir  des lois et décrets en toute discrétion, comme d’habitude. C’est pourquoi pendant les 6 semaines à venir Deuxcopainsdabord ne publiera que 2 ou 3 chansons par semaine. Nous reprendrons le rythme quotidien à la rentrée de septembre.Mais en attendant, voici une petite chanson sur notre sujet de prédilection. Vous aviez deviné ?
C’était pas difficile !

LE NARCISSIQUE

Lorsque j’ai été élu dans la capitale
Tout premier pas vers mon grand destin national
Je ne me cachais pas, cherchais les caméras
Tout en montrant ma Rolex
Que l’on ne parle pas d’ moi, ça me vexe
Je ne suis pas narcissique
Par éthique
Par éthique
Mais je suis tellement charmant
C’est dément
C’est dément
Et à moi le pays s’offre
Et ses coffres
Et ses coffres
Pas la moindre opposition
Dans l’urne, merci les cons
J’ai bien exploité la haine
De le Pen
De le Pen
L’inaction des syndicats
Vive les syndicats cats cats
Je suis toujours versatile
C’est mon style
C’est mon style
J’ case les vassaux de mon fief
Je sens qu’on m’en fait grief
M’en fait grief
Bientôt j’ai fait connaissance d’un groupe d’amis
Ayant des communautés d’intérêts, pardi
Et jouant au Judas, montant à petits pas
Par pouvoir, argent et sexe
J’ai enfin pu la changer ma Rolex
Je suis un peu mythomane
On me damne
On me damne
Et si j’ai souvent trahi
Mes amis
Mes amis
C’était pour leur bien vraiment
Oui je mens
Oui je mens
Pour un’ raison « évidente »
Devenir « el Présidente »
J’écarte ceux qui me gênent
J’garde les rênes
J’garde les rênes
Je connais bien la tactique
Politique
Politique
Et si je vous désespère
Mes pépères
Mes pépères
J’ai pour moi tous les pervers
J’ai pour moi tous les pervers
Tous les pervers
Il paraîtrait que certains disent « je » tout l’temps
Mais je n’en fais pas partie, moi le président
Moi Nicolas, je n’ai jamais dit « Je » je crois
Et je n’ai aucun complexe
Et je n’ai qu’une obsession… les Rolex.
Paraît que j’ suis à la mode
On me brode
On me brode
Sur les draps des UMP
Tout en pied
Tout en pied
Je fais partie de l’élite
J’suis un mythe
J’suis un mythe
Et je n’ parle jamais de moi
Je n’ joue pas à ces « Je »-là
On m’appelle el Présidente
Je m’en vante
Je m’en vante
Et je sais que je suis bien
L’plus malin
L’plus malin
Je ne suis pas narcissique
Par éthique
Par éthique
Je suis proch’ du populo
Vous pouvez m’appeler Sarko
Mais bien derrière les barrières
En arrière
En arrière
Je ne crains pas le PS
Je lâche mes CRS
Je m’appelle Sarkozy
Sarkozy
Sarkozy
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
A la prochaine élection
Je vais tondre mes moutons
Des moutons.
Des moutons.
Des moutons.

Chanson : « Le narcissique » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « La parisienne » (1976)
Paroles : Françoise Mallet-Joris ; Michel Grisolia
Musique :Marie-Paule Belle

 

MERCI LES GRANDS

Un patron peut-il comprendre ce qu’est la situation de ses employés? Il suffirait
d’inverser les rôles, juste pour voir. Rêvons un peu…

MERCI LES GRANDS

Que l’on travaille à l’usine
Dans les champs ou dans les mines
Dans un simple magasin
A l’école pour les gamins
Vous nous brisez les joyeuses
A grands coups de pelleteuse
Pour vous, bande de planqués
On n’travaille jamais assez
La ï ti la la la ï ti la la ï hé
Merci les grands merci les grands
Quel plaisir de tous s’user pour vous
On marne tous comme des fous
Merci les grands merci les grands
Ce que vous nous faites là
Un jour on vous le rendra
Quand on pense à tout l’argent
Que vous nous prenez pourtant
Sans même au moins avoir honte
En plus de truquer les comptes.
Votre grand train de maison
C’est avec notre pognon
Pour nous, rien que des patates
Pendant qu’vous nous épatâtes
La ï ti la la la ï ti la la ï hé
Merci les grands merci les grands
Quel plaisir de tous s’user pour vous
On marne tous comme des fous
Merci les grands merci les grands
Ce que vous nous faites là
Un jour on vous le rendra
En attendant le grand soir
D’Arlette le grand espoir
On pense toujours à vous
Devant notre plat de chou
Quand on changera les rôles
Vous trouverez ça moins drôle
Le pain noir, c’est excellent
Vous verrez, bande de fainéants
La ï ti la la la ï ti la la ï hé
Vous n’serez plus grands,vous n’serez plus grands
Va falloir travailler comme nous
Vous marnerez pour des clous
Vous n’serez plus grands,vous n’serez plus grand
Vous bosserez les dimanches
Sinon vous ferez la manche
La ï ti la la la ï ti la la ï hé

Chanson : « Merci les grands » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Merci patron » (1971)
Paroles : G. Renaldi
Musique : L. Rego

 

QUELLE TRISTESSE !

Dans la ligne de l’article de Stéphane Alliès sur Mediapart:
La «Maison commune» d’Aubry fait un flop à gauche, p.c.c.
tonton Georges revient pour nous donner son sentiment :

QUELLE TRISTESSE !

J’essaie d’y croire encore, mais n’en ai plus le cœur
Pour qu’la gauche reste en vie, il faut un rassembleur
Fusionnant les courants, au dessus des partis
Et je ne pense pas que c’soit Martine Aubry
Quelle tristesse, ce PS
Règna le désamour dès la mort de Tonton
Même si le Lionel en cohabitation
Ne fit pas que du mal, mais seules comptent les voix
Et il n’empêcha pas le Pen d’sortir du bois
Quelle tristesse, ce PS
On propose des noms, on entend bien des mots
Pour trouver des idées qui soigneraient nos maux
Comme il doit s’en moquer, notre cher président
Qui fait déjà cocu tout son gouvernement
Quelle tristesse, ce PS
Ce parti n’est plus qu’un p’tit troupeau d’éléphants
Cornaqué par des mous, qui manquent de mordant
S’il reste quelques loups, beaucoup trop se sont tus
Ou sont partis ailleurs, eux qu’on n’entendait plus
Quelle tristesse, ce PS
Et pour bien préciser les causes de ma rancœur
Il suffit de sonder un peu les électeurs
Car comment expliquer qu’ils n’veulent plus d’ Sarkozy
Mais qu’il s’rait rélu en cas d’vote aujourd’hui
Quelle tristesse, ce PS
Cassez donc ce parti, qui ne fait qu’obstruction
A une gauche unie, faites reconstruction
Il serait temps de vous sortir les doigts du cul
Car nous en avons marre de jouer les cocus
Plus d’ PS, plus d’ PS

Chanson :  » Quelle tristesse  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » La traîtresse  » (1960)
Paroles et musique : Georges Brassens

LE SARKOTHON

      LE SARKOTHON

Y a tout à l’heure
Trois ans d’malheur
Mon vieux Sarko
Que tu promis
Un bout de lune
A des gogos
Ils t’ont élu
On ne peut que
Te dire bravo
Mais comprends bien
Qu’on n’est pas tous
Que des nigauds
Trois ans bientôt
Mon cher Sarko
Que tu allais
Chanter victoire
En bon fêtard
Et au Fouquet’s
De ce temps-là
Cher Nicolas
Pardonne-nous
Nous, on n’a plus
De quoi bouffer
Et tu t’en fous
C’est un malheur
Que les menteurs
A ta façon
Au grand jamais
Ne rend’nt de comptes
A la Nation
Mon vieux, tu as dû
T’contenter du
29 janvier
Où tu as vu
Et entendu
Le peuple crier
Mais tes copains
De TF1
Ou d’TMC
Ou des journaux
Ou les Pinault
Les Bolloré
Ou les radios
Ou les photos
Des magasines
Montrent la Cour
Et ses atours
Dans les usines
Depuis tu sais
Qu’à l’Elysée
Tu as fait ton trou
Il a coulé
De l’eau dans les
Verres de chez nous
Et nos enfants
Ceux qui avant
Etaient gâtés
Commencent à
Charger l’Etat
De tes péchés
Mais aucun d’eux
N’en oublie de
Penser à toi
Tous ont pigé
Que tu étais
Sans foi ni loi
Tous ces jeunots
Ont le cœur gros
Mon vieux Sarko
En attendant
Leurs dix-huit ans
C’est pour bientôt
En 2012
L’année d’la loose
Ne t’attends pas
A ce qu’un seul
De ceux qui gueulent
Vote pour toi
Fini le bleu
Sauf dans les cieux
Les électeurs
Auront compris
Cette fois-ci
Où est leur bonheur
En espérant
Qu’il sera temps
De réparer
Tout ou partie
Du grand gâchis
D’ces cinq années
Et si l’bon Dieu
Les aide un peu
Mon pauvre Nico
Tes anciens cons
Au Sarkothon
Paieront l’écot

Chanson :  » Le Sarkothon  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Le vieux Léon  » (1958)
Paroles et musique : Georges Brassens

SARKO TANGO

LE TANGO DES PRÉSIDENTIELLES

MOI JE SUIS SARKO, SARKO

Moi je suis Sarko, Sarko
J’en fais toujours un peu trop
Moi je suis Sarko, Sarko
J’en fais des tonnes, des tonneaux
Moi je suis Sarko, Sarko
Ça n’est jamais assez gros
Moi je suis Sarko, Sarko
Les promesses démagos
Moi je suis Sarko, Sarko
Tant pis pour le populo
Moi je suis Sarko, Sarko
L’aurait dû choisir Ségo
Moi je suis Sarko, Sarko
De tous c’est moi le plus beau
Moi je suis Sarko, Sarko
Quoi ? Qu’est-ce qu’il a mon ego ?
J’aime
Qu’on me dise « Je t’aime »
Même
Si c’est un stratagème
J’aime ouïr
« Je t’aime, Nicolas »
Même si
Ça ne dure qu’un mois
Même si
Je n’ vous ai pas trahis,
La nuit n’est pas encore là
Et c’est pour aujourd’hui,
Je vous serai
Toujours Judas
Comme je le fus
A Charles Pasqua

Chanson : « Moi je suis Sarko Sarko » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Moi je suis tango tango » (1975)
Paroles : Astor Piazzola et Guy Marchand
Musique originale : « Libertango » (Astor Piazzola) interprétée ici par Yo-Yo Ma et Astor Piazzola

C’QUE C’EST BEAU LA DEMOCRATIE

C’QUE C’EST BEAU LA DÉMOCRATIE

C’que c’est beau la démocratie
Même s’il faut parfois nuancer
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les beaux jours, les beaux jours passés
C’que c’est beau la démocratie
Qui respecte nos libertés
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les fondements de notre société
Les présidents de la Vème
Jadis respectaient l’électeur
Et c’est pas rare qu’on s’en souvienne
En repensant aux jours meilleurs
C’que c’est beau la démocratie
Président de tous les Français
Y a pas d’raison pour qu’on oublie
Qu’aujourd’hui, c’est bien dépassé
Remuons-nous !
C’que c’est beau la démocratie
Sur Voici ou bien sur Gala
Pas de raison pour qu’on les oublie
Les belles tenues de Rachida
C’que c’est beau la démocratie
Quels que soient l’instant et l’endroit
Pas d’raison pour qu’on les oublie
Les femmes fatales en falbalas
Tout cet argent, on voit pas comme
Ça fait d’l’effet sur l’électeur,
Mais lorsqu’on n’est qu’un bien pauvre homme
Ça fait oublier son malheur
C’que c’est beau la démocratie
Remuons-nous ! Va falloir voter
En 2012 contre Sarkozy
Si on veut encore exister
Remuons-nous !
Attention 2012, mamie !
Dernière chance pour les libertés.

Chanson :  » C’que c’est beau la démocratie  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie
Chanson originale:  » C’que c’est beau la photographie  » (1968)
Paroles : Jean Cosmos
Musique : Hubert Degex

LE ROY

Sur leur peuple, les monarchies
Sur leur peuple, les monarchies
Avaient droit de mort et de vie
Avaient droit de mort et de vie
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Louis XIV, ce très grand roy
Louis XIV, ce très grand roy
Disait déjà « L’Etat, c’est moi !  »
Disait déjà « L’Etat, c’est moi ! »
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Pour les roys, on vivait « chez eux »
Pour les roys, on vivait « chez eux »
S’en foutaient bien qu’on soit heureux
S’en foutaient bien qu’on soit heureux
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Et si quelqu’un leur déplaisait
Et si quelqu’un leur déplaisait
A leurs geôles il allait goûter
A leurs geôles il allait goûter
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
On voyait tous les gens en cour
On voyait tous les gens en cour
Partout répéter leurs discours
Partout répéter leurs discours
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Et qu’un ministre un jour accuse
Et qu’un ministre un jour accuse
Le « coupable » n’avait pas d’excuse
Le « coupable » n’avait pas d’excuse
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Sur la première page des journaux
Sur la première page des journaux
On ne voyait que leurs photos
On ne voyait que leurs photos
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Oublier la reine d’Angleterre
Oublier la reine d’Angleterre
C’eut été un motif de guerre
C’eut été un motif de guerre
Quelle chance on a, les amis
De tous vivre en Sarkozie
Jamais on ne vit dans l’passé
Jamais on ne vit dans l’passé
Marianne se faire violer
Marianne se faire violer
Quelle chance on a, les amis
De survivre en Sarkozie

Chanson : « Le roy  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Le roi  » (1972)
Paroles et musique : Georges Brassens

EDDY CANNIBALE

Ah, les grands champions de la petite reine ! Et parmi les plus grands, Môssieu Eddy Merckx, dit le cannibale…

EDDY CANNIBALE

Chaqu’ fois qu’Eddy montait sur son vélo
Tous les coureurs étaient bien tristes
Car quand on est face à un tel héros
On n’pense qu’à être second d’la liste
De le battre, tout l’ monde a essayé
Espagnol, Portugais, Danois
Mais en voyant s’éloigner son dossard
Ils s’ mettaient à crier d’une voix
Oh, Monsieur Cannibale
Faites-nous rêver
Monsieur Cannibale,
Laissez-nous gagner
Il leur montra son braquet, son vélo
Sa selle, son guidon, ses chaînes
Histoir’ de fair’ tair’ les jaloux ballots
Leur matériel était le même
Mais que les courses partent de Paris
De Gand, de Liège ou de Montcuq
Les autres étaient toujours de la revue
C’était une déconvenue (aussi):
Oh, Monsieur Cannibale
Faites-nous rêver
Monsieur Cannibale,
Laissez-nous gagner
Quand Eddy Merckx entendit tous ces cris
Tout là-bas, derrière lui, il rit !
Mais dans sa tête une idée saugrenue
Une idée farfelue surgit
Devant un bois, soudain, il s’arrêta
Derrière un arbre se cacha
Laissant passer un peloton marri
Qui chantait toujours d’une seule voix :
Oh, Monsieur Cannibale
Faites-nous rêver
Monsieur Cannibale,
Laissez-nous gagner
Au bout de cinq minutes, il repartit
Et se mit en action, divin
Les rattrapant tous petit à petit
Et finit par gagner enfin
Quand sur le podium on lui demanda
Les raisons de son geste, il dit
Pour perdre il ne faut pas compter sur moi
Pas avant la retraite d’Eddy !
Monsieur Cannibale, on va l’espérer
Monsieur Cannibale, pour pouvoir gagner

Chanson : « Eddy cannibale » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Chant : Jean-Marie

Chanson originale: « Monsieur Cannibale » (1966)
Paroles et musique : Gérard Gustin, Maurice Tézé:

HÉNIN-BEAUMONT : ET SI MARINE…

HÉNIN-BEAUMONT : ET SI MARINE…

A pilgrim : bien vu, l’aveugle ! Il y avait en effet un plan B, le voici ! Attention, ça fout les jetons….

ET SI MARINE…

Que se passe-t-il ?
Y avait Hénin
Y avait ma ville
Et y a plus rien
Je m’souviens que j’marchais
Que j’marchais dans ma rue
Privée de la cohue
Habituelle au mois de juillet
Pas le moindre électeur
En vacances tous partis
Se disant : « Tous pourris
Inutile d’aller voter… »
Aller voter
Pour défendre les libertés
Pour sûr pour eux ça ne valait
Pas la pein’ de les reporter
Et puis voici
Que s’élevant de la mairie
De plus en plus fort j’entendis
Comm’ scandé par des abrutis
Ce drôle de bruit
Ce drôle de bruit
(Le Pen Le Pen Le Pen…)
Je m’souviens que des gens
S’arrêtèrent d’respirer
Et d’un air accablé
Comprirent ce qui s’était passé
Salop’rie d’politique
Couleur de vert-de-gris
Qui permet cette musique
Qui fait tair’ la démocratie
C’était obscène
Digne de Jean-Marie le Pen
Les gens sentaient monter la haine
Déjà dans ces premiers moments
Et brusquement
Il y eut un boum étourdissant
Et soudain par mille et par cents
On vit fuir tous les étrangers
Que s’est-il passé?
Y avait Hénin
Y avait ma ville
Et y a plus rien
Y a plus rien que des blonds
Des gros beaufs à Beaumont
Que prise d’intérêts
De gens venus pour exploiter
Cette ville qui vivait
Dans un Nord généreux
Une ville dont les vieux
De leur bonheur se souvenaient
Mon Dieu, mon Dieu
Faites que ce soit
Un mauvais rêve
Réveillez-moi
Réveillez-moi
Réveillez-moi

Chanson : « Et si Marine… » SACEM ©2009
Paroles: Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Il y avait une ville » (1964)
Paroles : Claude Nougaro
Musique : J.Walter