L’HOMME QUI LANCE DES PIQUES

   L’HOMME QUI LANCE DES PIQUES

Je n’suis pas le genre de mec qui refuse la bagarre
Faut pas m’pousser trop loin tu vois, et faut pas me chercher
Mêm’ si je suis protégé par tous les flics de France
Ah s’ils n’étaient pas là, c’ que j’te mettrais !
Je suis l’homme qui lance des piques
Je suis l’homme qui a le pouvoir
Dans cette République, et du matin jusqu’au soir
Je suis l’homme qui lance des piques
Je n’aime pas en recevoir
Si vous prenez ce risque, tant pis pour vous et bonsoir.
De salon en port de pêche, je poursuis mon chemin
Depuis la fameuse human bomb, je n’ai plus peur de rien
Je suis l’homme qui lance des piques
Je suis l’homme qui a le pouvoir
Dans cette République, et du matin jusqu’au soir
Je suis l’homme qui lance des piques
Je n’aime pas en recevoir
Si vous prenez ce risque, tant pis pour vous et bonsoir.
Tant pis pour vous, bonsoir
Je suis l’homme qui lance des piques
Je suis l’homme qui a le pouvoir
Dans cette République, et du matin jusqu’au soir
Je suis l’homme qui lance des piques
Je n’aime pas en recevoir
Si vous prenez ce risque, tant pis pour vous et bonsoir.
Tant pis pour vous, bonsoir

Chanson : « L’homme qui lance des piques » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’homme qui tombe à pic » (1982)
Paroles et musique : Glenn Larson – D. Sommerville – Gail Genson /
Haïm Saban / Shuki Levy

 

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À LA SAINT-NANARD

On parle beaucoup en ce moment d’un éventuel rachat du Club Méd par un  Bernard Tapie financièrement requinqué…
Méfie-toi, Bernard, il y a des enjôleuses pas forcément désintéressées… Attention ! Attention !

        À LA SAINT-NANARD

A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il a plu
Des tonnes de milliards, vrai, du jamais vu.
A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il a plu
Et de l’or en barre, pitié, n’en jetez plus
A la Saint-Nanard mon Dieu qu’il m’a plu
Tapie dans le noir m’a soudain émue
Il avait une barre, comme on n’en fait plus
Avec des dollars, c’est ça qui m’a plu.
Quand on s’aime le jour de la Saint-Nanard
Pendant quarante jours on prend son panard.
Les marchands d’viagra et d’préservatifs
Ont fait des affaires tant il est actif
En parlant d’actif, je dois préciser
Que pour son passif, vous repasserez
Que même s’il n’est pas un perdreau d’l’année
Y a peu d’autres gars aussi bien burnés
Pour tout arranger il m’a encor plu
Quand il m’a montré son string en zébu
Il était franchement beau comme Crésus
Avec ses diamants, moi, j’étais Vénus
Vénus pas pour rien, toujours il m’plaisait
Et dans tous les coins, partout on s’aimait.
Au bout d’quarante jours quand il n’eut plus rien
J’lui dis : « Ciao, Nanard, t’es vraiment un saint ! »

Chanson :  » A la Saint-Nanard  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » A la Saint-Médard  » (1953)
Paroles : Rudi Révil
Musique : M. Vaucaire

CUISINE ÉLECTORALE ET CASSEROLES

 

 

CUISINE ÉLECTORALE ET CASSEROLES

L’affaire Tiberi, la libération de Coupat, que d’actu…  Quand la soupe est bonne, beaucoup de politiques font de la cuisine  électorale, de celle qui souvent nécessite des casseroles.
Les Français manquant de mémoire, tout leur semble donc permis. Voici, sur une idée téléphonique de mon ami Yvan (« Au fait, j’ai une idée de chanson pour toi. Dans ex-fan des sixties, remplacer tes idoles par casseroles : c’est tout ! »), Jane-Mary Burkina qui
nous en parle…

MISTER SARKOZY

 Mister Sarkozy
C’que tu as le beau rôle
Avec Carla Bruni sur ton épaule
Mister Sarkozy
Mais je trouve ça drôle
Que sont devenues toutes tes casseroles
Où est l’ombre de Pasqua
De Jacques Chirac
De Marchiani,
D’ Nelly
Cremel
Séparé d’Cécilia
De Marie-Do
Lâchant amis
Et Péretti
Mister Sarkozy
C’que tu as le beau rôle
Avec Carla Bruni sur ton épaule
Mister Sarkozy
Mais je trouve ça drôle
Que sont devenues toutes tes casseroles
Disparus pouvoir d’achat
La transparence
Travailler plus
Pour gagner
Plus
idem l’bull’tin d’santé
Clichy-sous-bois
Et Argenteuil
Dakar,
Lisbonne
Bobigny, de Villepin
Rupture tranquille
Ordre en mouvement
Dati, Besson
Jack Lang, Bernard Kouchner
Strauss-Kahn
Bockel…
La la la…

Chanson :  » Mister Sarkozy  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Ex-fan des sixties  » (1978)
Paroles et musique : Serge Gainsbourg

SÉQUESTRÉ

 

Après avoir décrit l’occupation d’usine par des ouvriers et la séquestration de leur
patron ici même,  penchons-nous (ma non troppo) sur la même situation vu côté
PDG.

SÉQUESTRÉ

 Mon usine fabrique des bateaux
Chez nous, la famille, c’est sacré !
Depuis des temps immémoriaux
C’est mon grand-père qui l’a créée
Séquestré
C’est la première fois de ma vie
Qu’entouré de mes ouvriers
A l’usine je passe la nuit
Tout ça parce que j’ai licencié
Séquestré séquestré
Séquestré séquestré
Il faut le vivre pour le croire
Ces gens-là ne comprennent rien
Les réguliers comme ceux au noir
Si j’ai fait ça, c’est pour leur bien
Séquestré
Et c’est pour cet acte véniel
Qu’ils osent me priver de mon lit
Et de la jolie demoiselle
Qui devait y passer la nuit
Séquestré séquestré
Séquestré séquestré
Leurs arguments sont insensés
Ils disent que c’est de cent millions
Qu’les bénéfices d’ma société
Ont augmenté cette saison
Séquestré
Alors que leurs chiffres sont faux
J’ai augmenté de beaucoup plus
En sous-main, je vends mes bateaux
A tous les milliardaires russes
Séquestré séquestré
Séquestré séquestré
Mon usine fabrique des bateaux
Chez nous, la famille c’est sacré !
Depuis des temps immémoriaux
C’est mon grand-père qui l’a créée
Séquestré
Tout ça pour huit cents employés
Alors que je vais sans le dire
Finaliser plusieurs chantiers
Pour mieux agrandir mon empire
Séquestré
Séquestré
Séquestré
Séquestré

Chanson :  » Séquestré  » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « C’est extra » (1969)
Paroles et musique : Léo Ferré

ON EST SONDÉS DÉS DÉS DÉS DÉS

 

 

Chouette, les Européennes ! On va encore être sondés …  Pas vrai, mon Guytou ?
Depuis l’temps qu’on attend ça !

ON EST SONDÉS DÉS DÉS DÉS DÉS

On est sondés dés dés dés dés
On est emmerdés
Par ces larbins bins bins bins bins
Qui nous sortent du bain
Ces gens nous implorent
De répondre encore
Et nous comme des cons
Souvent on répond
A toutes leurs questions
On attend pendant des mois
Un plombier qui ne vient pas
On joue la mère Guette-au-trou
Qui par un judas veut surveiller tout
Enfin une voiture s’arrête
Vous vous dites, ça y est c’est chouette
Voici enfin mon plombier
Bien l’bonjour madame, c’est pour vous sonder
On est sondés dés dés dés dés
On est emmerdés
Par ces larbins bins bins bins bins
Qui nous sortent du bain
Ces gens nous implorent
De répondre encore
Et nous comme des cons
Souvent on répond
A toutes leurs questions
L’baratin commence toujours
Par dire que ça sera court
Vous vous dites, allez ! Manon
Il a l’air sympa, réponds aux questions
Arrive son copain René
Affublé d’un gros carnet
Vous comprenez aussitôt qu’il n’est pas venu pour boire un verre d’eau
On est sondés dés dés dés dés
On est emmerdés
Par ces larbins bins bins bins bins
Qui nous sortent du bain
Ces gens nous implorent
De répondre encore
Et nous comme des cons
Souvent on répond
A toutes leurs questions
L’autre jour chez un copain
C’était l’triste lendemain
Du décès de sa marraine
C’en était fini des belles étrennes
Un coup sonne, ils étaient deux
On vient vous sonder monsieur
Avoir votre avis sans charres
Sur l’exorbitant prix des corbillards
On est sondés dés dés dés dés
On est emmerdés
Par ces larbins bins bins bins bins
Qui nous sortent du bain
Ces gens nous implorent
De répondre encore
Et nous comme des cons
Souvent on répond
A toutes leurs questions
Ils font partie d’ces gens qui
Se sentent en pays conquis
Dès qu’ils sont entrés chez toi
Alors la prochaine
Ne leur ouvre pas
Une voisine nommée Sofrès
Qui adore s’faire prendre aux fesses
Reste toujours dénudée
Attendant qu’on vienne pour la sonder
On est sondés dés dés dés dés
On est emmerdés
Par ces larbins bins bins bins bins
Qui nous sortent du bain
Ces gens nous implorent
De répondre encore
Et nous comme des cons
Souvent on répond
A toutes leurs questions
On est sondés dés dés dés dés…

Chanson : « On est sondés » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le plombier » (1974)
Paroles et musique : Pierre Perret

J’AI L’INCULTURE

Avez-vous remarqué les progrès que fait l’ignorance ? ironisait déjà en son temps Tristan Bernard (et il ne connaissait pourtant que des gens qui connaissaient la règle de trois, et non certains sinistres).
Avoir a priori un avis sur tout (que l’on partage avec des cons qui nous ressemblent, c’est pour cela qu’ils sont nos amis) permet de ne plus avoir à penser et d’avoir une vérité commune dont on se fout pas mal de savoir si elle est réelle, puisqu’on la vit dans notre vie de cons.
Et que c’est nous qu’on a raison, puisque les autres cons pensent comme nous, et qu’on est la majorité et que c’est nous qu’on a élu le président.
C’est pour ça qu’on regarde TF1, qu’on ne lit que des magazines à la con : en fait, on ne veut écouter que de l’information telle qu’on la souhaite, manipulée et prédigérée souvent, c’est pour cela qu’elle a cette odeur, la même que celle de l’argent, mais on s’en fout…


J’AI L’INCULTURE

J’ai l’inculture qui dégouline
Mon pauvre cerveau en est plein
Je ne lis que des magazines
Je ne regarde que TF1
Vive la culture populaire
Celle qui permet d’aller s’coucher
Pour faire une partie d’jambes en l’air
Pour que la bête puisse roupiller
Paraît qu’y aurait des gens qui pensent
Ça veut dire quoi exactement
Quand on voit comment va la France
Cela n’ donne pas envie, vraiment
Et puis d’abord ça me fatigue
Je préfère me concentrer
Sur la Star Ac’ ou sur la Ligue
Ou sur le cul de Beyoncé
Quand je dis lire des magazines
Enfin, c’est r’garder les photos
V’savez, quand j’rentre de l’usine
Faut pas m’ bousculer l’ ciboulot
Je prends une bière, je pose mes fesses
Aussitôt j’allume la télé
Je rôte un coup, je lâche une caisse
C’est pas l’moment de me faire ch…
J’allume une petite cigarette
Je cherche un programme qui m’convient
J’ai presqu’ plus b’soin de la zapette
Neuf fois sur dix, c’est TF1
Pourquoi je regarde cette chaîne ?
Parce que de toute la télé
C’est la seule que j’comprends sans peine
La seule où y a pas à forcer
Et mon neveu qui est en sixième
Quand il vient il peut m’expliquer
Quand j’ai pas compris certains thèmes
A quatorze ans, il est surdoué
J’ai l’inculture qui dégouline
Mon pauvre cerveau en est plein
Je ne lis que des magazines
Je ne regarde que TF1
Quand je dis lire des magazines
Enfin, c’est r’garder les photos
Mais ça paie, paraît qu’à l’usine
C’est moi que j’ suis l’plus intello

Chanson : « J’ai l’inculture » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La confiture » (1973)
Paroles et musique : Roger Marino

 

LE DÉTRACTEUR

Pour sortir de la crise, apparemment une solution légale. Si vous avez la chance d’avoir un député UMP, écrivez-lui une petite bafouille lui expliquant que vous ne l’avez pas élu pour ça, que vous regrettez votre vote. Il devrait n’avoir que deux maîtres : les intérêts de la nation France et VOUS ! Ce n’est pas le cas ? Aux prochaines élections, il ira se faire voir chez Plumeau, l’habilleur des zouaves ! Et pour le deuxième mandat électif lui permettant de dépasser les neuf ans fatidiques nécessaires à une grasse retraite de parlementaire pour laquelle il
a le droit de cotiser double, ça sera TINTIN !
Précisez-lui que vous l’avez élu pour vous représenter, vous, et non pour qu’il représente à l’Assemblée son parti ou des intérêts autres que les vôtres.
« Ce ne sera pas l’UMP qui vous élira, mais bel et bien moi  et tous mes amis, excédés par votre statut individuel de godillot et votre statut collectif de chambre d’enregistrement des décisions  élyséennes. A bon entendeur… »

         LE DÉTRACTEUR

Monsieur mon député
Je vous fais une bafouille
Si vous avez des couilles
Peut-être vous répondrez
Je regarde la télé
Les débats à la chambre
Je vous ai élu membre
Je ne vous vois jamais
Monsieur mon député
Je regrette mon vote
Et vos belles parlotes
S’envolent à jamais
Godillot UMP
Vous n’êtes pas grand chose
Allez, tenez, je l’ose
S’il vous plaît, transmettez
Monsieur le Président
Vous êtes légitime
C’est l’argument ultime
De tous vos claque-dents
De ceux qui sur l’écran
Confisquent la parole
Injurient, se croient drôles
Et mentent tout le temps
Choisi par élection
Le seul devoir notoire
Le seul obligatoire,
C’est la Constitution
Plus de gouvernement
Et donc plus de soupape
Quand vos actions vous sapent
Même dans votre camp
Depuis que je suis né
J’en ai connu de drôles
Du grand Charles de Gaulle
A vous, mon Président
Si parfois j’ai passé
Des moments difficiles
Subi des inutiles
Toujours j’ai espéré
Même en minorité
J’ai pu garder ma flamme
J’ai pu garder mon âme
Toutes mes libertés
Croire à un chèque en blanc
Pour votre politique
C’est une erreur unique
Rendez-vous dans trois ans
Ou bien sans doute avant

Chanson : « Le détracteur » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le déserteur » (1954)
Paroles : Boris Vian
Musique : Harold Berg

LES AVENTURES DE HICHAM OUACHIN

Après  « Y a de quoi »
https://deuxcopainsdabord.wordpress.com/2009/05/21/la-police-foire-a-floirac/
On en remet une petite couche ?

LES AVENTURES DE HICHAM OUACHIN

Le 19 mai 2009
Dans la banlieue où il grandit
En récitant la table de neuf
Hicham Ouachin rentre chez lui
Monté sur sa vieille bicyclette
Toute pourrie…
Ca y’est j’ai par quelques paroles
Créé l’ climat de ma chanson
Ca sent le beur, donc ça sent l’vol
J’aime pas c’t’ambiance et vous ? ah bon…
Voici l’histoire proprement dite
Voici l’intrigue de ce bouzin
Hicham Ouachin ne roule pas vite
Il doit aller prendre son frangin
A la maternelle toute proche
Comme un grand …
Lorsque soudain survient le drame
Juste à la sortie de l’école
Il y a six policiers en armes
Hicham Ouachin, t’as pas de bol !

T’aurais pas dû Hicham Ouachin
Aller ce jour-là à l’école
T’aurais dû dire : « J’ai une angine
Ou la rougeole »

On le fait descendre du vélo
On le fait s’asseoir à l’arrière
De l’une de ces deux belles autos
Les flics guettent encore la sortie
Y a le cousin qui sort de même
Et il est pris
Pendant ce temps-là, bordel de dieu
Y a le petit frère qui attend
A la maternelle du lieu
Les maîtresses sont embêtées:
Elles préviennent alors la mère
Qui vient le chercher, affolée
Là elle apprend que le grand frère
Par les flics s’est fait embarquer
Elle se pointe au commissariat
Pour s’renseigner
Cela dure pendant deux heures
Hicham Ouachin est ressorti
Mais il ne plus veut rien savoir
De l’école, maint’nant il a peur

T’aurais pas dû Hicham Ouachin
Aller ce jour-là à l’école
T’aurais dû dire : « J’ai une angine
Ou la rougeole »

Ainsi il a fallu deux heures
Passées dans ce commissariat
Pour deux gamins crevant de peur
En leur tenant des propos rudes
N’appliquant pas la procédure
Comme d’habitude …
Car il faut savoir que la loi
Faite par des mecs biens encadre
Ce genre d’intervention-là
Le problème dans ces histoires
C’est que maintenant, même les honnêtes
Détournent la tête pour ne pas voir
Comme à l’Est, les polices secrètes
Mais c’est encore une autre histoire
Désormais y’s’passe plus rien
Du moins il me semble…

Il reprit donc sa bicyclette
Pour enfin goûter, le gamin
Hicham Ouachin , si t’es pas bête
Ecoute mon conseil enfin
S’ils reviennent, Hicham Ouachin
Reste dans l’école, tu s’ras bien
C’est la morale de ma chanson
Moi j’la trouve chouette
Pas vous ? ah bon…

Chanson : « Les aventures de Hicham Ouachin » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :  » Les aventures de Gérard Lambert  » (1980)
Paroles et musique : Renaud Séchan
Création et réalisation :
Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

Crédits images : http://www.archive-
host.com/files/1887339/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5

LA POLICE FOIRE À FLOIRAC

Selon Libération, « deux enfants de 6 et 10 ans ont été arrêtés par la police, à la
sortie de leur école mardi soir, à Floirac dans la banlieue de Bordeaux. Les deux enfants étaient soupçonnés d’un vol de vélo révèle le quotidien Sud-Ouest dans son édition de jeudi. Les deux petits ont été interpellés par six fonctionnaires de police alors qu’ils s’apprêtaient à rentrer chez eux sur leur vélo. Emmenés au commissariat de Cenon… »  la suite sur
http://www.libebordeaux.fr/libe/2009/05/deux-enfants-de-6-et-10-ans-arr%C3%AAt%C3%A9s-par-la-police-devant-leur-%C3%A9cole.html

Y A DE QUOI

Je suis un récidiviste
Et qui se pose un peu là
Si je parle en spécialiste
C’est parce qu’il y a de quoi
C’est en allumant le poste
Ce matin que j’ai su ça
Il fallait que je riposte
Tant il y avait de quoi
Car de loi, y en n’avait guère
Car de loi, y en n’avait pas
Tout autour de cette affaire
Que je ne m’explique pas
C’est au sortir d’leur école
Que paraît-il, deux p’tits gars
Ont été, ce n’est pas drôle
Embarqués, sans un pourquoi
Sans que leurs parents le sachent
Sans doute ne savaient-ils pas
Que pour accomplir leur tâche
Il fallait faire comme ça
C’est le vol d’un vélo vert
Qui aurait déclenché tout ça
Aussitôt les fonctionnaires
Ont cru remplir leurs quotas
Bleu, il était, pas de chance
Mais cela n’explique pas
Qu’aujourd’hui dans notre France
On fasse n’importe quoi
Le pire étant le silence
Des ministères adéquats
Peut-on encore faire confiance
A des gens capables de ça ?
Etonnez-vous qu’on s’étonne
D’une défiance après ça
Quand on voit bien ce que donne
La police de Nicolas
Je suis un récidiviste
Et qui se pose un peu là
Si je parle en spécialiste
C’est parce qu’il y a de quoi

Chanson :  » Y a de quoi » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Guitare et interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les lilas » (1957)
Paroles et musique : Georges Brassens
Chanson du film « Porte des lilas » de René Clair

LA VOIX D’CARLA

Tel Athalie (la Baaliste, pas Jacques), j’ai fait un songe qui ne m’a pas inquiété, rêve bizarre autant qu’étrange, sans pénétration aucune, la vieille, c’est le printemps des vers laineux…
Carla Bruni, dans un grand théâtre parisien à l’acoustique remarquable, donnait un concert de charité pour des aveugles. Ne pouvant résister, je resquillai avec quelques borgnes, mes lunettes fumées et un manche à balai d’un blanc immaculé acheté tout près de la Conception faisant illusion.
Je m’assis (balèse, oh !) et voici ce que je fus un des seuls à entendre ET à voir…
Chuuuuuut, ça commence…

LA VOIX D‘CARLA

Les aveugles étaient concentrés
L’assistance voulait écouter
C’était le concert de l’année
Soudain une mouche a éternué
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui vous électrise
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui a fait c’bruit-là
Non Bruni n’est pas encore là
La scène est bien vide
Reprenons le silence, là
Que la mouche gâcha.
Puis un bruit étrange et fluet
Fut entendu par les plus doués
L’assistance se mit à vibrer
Un borgne myope a déclaré
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui vous électrise
C’n’est pas la Carla de Nicolas
Qui a fait c’bruit-là
Non Bruni n’est pas encore là
La scène est bien vide
Reprenons le silence, là
Que la mouche gâcha.
Alors l’assistance s’assoupit
En attendant en vain Bruni
C’est alors qu’une petite voix dit
Que le concert était fini
C’était la Carla de Nicolas
Qui piquait sa crise
C’était la Carla de Nicolas
Qui faisait c’bruit-là
Car la Bruni était bien là
De bravos avide
Consternée, ne comprenant pas
Qu’on n’l’applaudisse pas
Une voix dit : « Bravo, Carlita
C’que tu fus exquise ! »
Car Sarkozy était bien là
Juste à côté… juste à côté… juste à côté de Carla.

Chanson :  » La voix d’Carla » SACEM ©2009
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La queue du chat » (1948)
Paroles et musique : Robert Marcy

Création et réalisation :
Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers
Crédits images http://www.archive-host.com/files/1363168/4e672b95c889adfa81edbc6a9b6007dd5ef680ac/credits_voix_de_Carla.odt