FILS D’ÉMIR OU FILS DE RIEN (« La Ligue des Champions »)


Nous avons tous eu des rêves de gosse, certains ayant une chance de se réaliser, d’autres moins, voire pas du tout. Mais, pour la plupart, notre papa n’était pas émir… si ? Ah bon ! Mes respects, votre Altesse princière… et que tous vos vœux soient écrits, et accomplis. Inch Allah !

Mon fils tu viens d’avoir treize ans
Il serait temps que tu me dises
Un peu c’que dans la vie tu vises
Que j’en discute avec mes courtisans
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Je dois l’dire, je suis irrité
Qu’ta mère t’élève dans du coton
Devant des miroirs, mon garçon
Ben, tant pis si je suis l’émir ouaté
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
J’ai pour toi quelques jouvencelles
Des blondes, des rousses, des brunes
Russes qui ne comptent pas pour des prunes
Je m’en fous de dev’nir émir à belles
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Aurais-tu peur qu’elles ne se lavent
Ces slaves pas assez le croupion
L’amour propre est obligation
Je n’ serai pas l’émir aux slaves
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Si tu préfères la vitesse
Je t’achèterai une Ferrari
Ou bien Porsche ou Maserati
Et pourquoi pas alors l’émir Cédès ?
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Je vais appeler Casimir
Sale gamin, espèce d’Abdallah
Et vous jouerez au jeu de l’oie
Tintin, tu te la gardes, la case-émir
Moi, je veux la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Ah, mon fils, tu m’fais de la peine
Ah ! tu m’énerv’s. Ah ! j’en ai marre
C’est sur le Hedjaz que je règne
Et ton père n’est pas l’émir du Qatar
T’auras pas la Ligue des Champions
Pon pon pon pon
Con

Chanson : « La Ligue des Champions » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’hélicon » (1963)
Paroles et musique : Boby Lapointe

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

 

Publicités

DONALD, KIM, JO ET AUTRES BOMBES…

Finies les vacances ! Après le « farniente-express ma non troppo », retour au train-train habituel. Rassurez-vous, « ils » n’ont pas changé : wagons, personnels de bord, passagers, clandestins, toilettes douteuses ; la loco est toujours poussive, le conducteur contesté, les opposants à l’opposé, les c… toujours aussi …ons.
Bref, tout va bien à part le reste… comme d’hab. Allez, bonjour chez vous !

Qu’il fut chaud, qu’il fut long, l’été
Pas même la force de chanter
On a donc fait comme la France
Et on s’est payé des vacances
Sans se faire de bile
Mais aujourd’hui, c’est la rentrée
Y a pas vraiment de quoi s’marrer
Y a toujours Trump et Kim Jong Un
Qui la jouent au plus Youkounkoun
Notre monde est débile
Ce fut l’été d’tous les feuilletons
Souvent à grands coups de biftons
Tes pleins, tu sais à quoi ça sert ?
À payer le coût des transferts
Bravo, l’automobile
Il faudrait quand même songer
Pôv’ supporter du PSG
Qu’au Parc des Princes quand t’es en joie
En vérité, tu paies deux fois
Que ce monde est débile
Sur son nuage, y a le Loulou
Qui a dû rigoler un bon coup
Paris à Montpellier-Hérault
Qu’est-ce qu’il a fait ? Zéro-zéro
Ces héros sont fragiles
La pelouse était ravagée
Indign’ du jeu du PSG
Et le sanglier d’Cavani
Avait bouffé des cochonn’ries
Héros, c’est difficile
Mais y a pas qu’le foot dans la vie
Il y a la politique aussi
Du fin fond de l’arrière-cuisine
Monte une drôle d’odeur marine
Que l’Afrique horripile
Et si tu te tapes un couscous
Florian, attention les secousses
Tu ne plairas plus à tous ceux
Qui veulent un Philippot au feu
Ils ne sont pas qu’habiles
Sinon, ça y est, c’est arrivé
Depuis cent ans qu’on en rêvait
Cette fois, c’est pour nous, les JO
Encore bravo, Anne Hidalgo
Ce ne fut pas facile
Souvenez-vous, pour 2012
Delanoë avait le blues
Paris avait dû se coucher
Mais « les Anglais avaient triché »
Perdre, c’est pas facile
Revenons à la peur ultime
Celle de la bombe et de Kim
Encore et encore et encore
Toi, le démon, sors de ce corps
Mais qui a dit fissile
Dire qu’elle a failli éclater
À cause d’une punaise oubliée
Sous ses fesses, Kim Kardashian
Ah ! Vous pensiez à l’autre gland ?
L’erreur était facile

Chanson : « La Revue de Stress 26/09/2017 » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

LA GOUALANTE DE MÉMÉ LENCHON

La campagne présidentielle de JLM a marqué les esprits, même auprès de ses concurrents.
Lors de ses meetings, le tribun fut méthodique, clair, pédagogue, convaincant. Las, il perdit… Reprit ses mauvaises habitudes. Et depuis ?
« Et il tape, tape, tape, c’est sa façon d’aimer…  »

Les gens, ne faisons plus de pause
Insoumis, fais ton baluchon
Et marche avec mémé Lenchon
Car nous allons changer les choses
REFRAIN :
Ah! Que ce grand dessein est fou
Allons changer vite l’Histoire.
Car l’important, c’est bien de croire
Qu’en France le peuple peut tout
Car l’important, c’est bien de croire
Qu’en France le peuple peut tout
Car l’important, c’est bien de croire
Qu’en France le peuple peut tout
Oui, il peut tout
Lenchon est bien souvent maussade
Et sujet à violents éclats
Alors, ne vous étonnez pas
Presse ou pouvoir, d’une engueulade
Refrain
Lenchon, certains le voient comme âne
Mais l’avenir du genre humain
Ne peut passer que par ses mains
Tant tous les autres sont des couennes
Refrain
Lenchon créa France insoumise
Urticant, ce nouveau parti
Pousser mémé dans les orties
Pourtant n’y serait pas de mise
Refrain
Gauchos, cocos, faites aubade
Car il est sûr que vous l’aimez
Même socialos déprimés
Tous les gens sont ses camarades.
Refrain

Chanson : « Mémé Lenchon » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Fanchon »
Musique d’un air traditionnel français
Paroles : Général Lasalle (14 juin 1800, le soir de la bataille de Marengo)

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

THE DONALD IS A TRUMP (« J’ l’ai dit à Donald », parodie de « Lady Madonna » des Beatles)

Pas de trumperie sur la marchandise ! Depuis son installation à la Maison-Blanche, le monde ne dort que sur une oreille, tant ses joyeux compagnons de Corée du nord, de Russie, de Syrie l’attendaient pour un bridge qui fait grincer les dents de plus d’un. Du coup, beaucoup le verraient bien faire le mur, oui, mais chez R.A.S. Poutine, son ami, psy et soutien désintéressé… (à suivre)

J’ l’ai dit à Donald, arrête tout tout de suite
Quitte la Maison-Blanche, chez Poutine prends la fuite
Laisse toute ta monnaie, jusqu’au dernier cent
Si tu ne veux pas que le Congrès t’éreinte
On n’ veut pas de ton doigt sur la bombe
Tant ton petit ego en fait des tonnes
Pas envie de finir dans la tombe
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, c’est fini la fête
Pas besoin de ménage, on fera le reste
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, tu as besoin d’aide
Et tant pis si ton psy russe la trouve raide
Cette obsession des murs pathétique
Tu la soigneras si tu maçonnes
Privé de laque et de cosmétiques
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, arrête tout tout de suite
Quitte la Maison-Blanche, chez Poutine prends la fuite

Chanson : « J’l’ai dit à Donald » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Lady Madonna » (1968)
Paroles et musique : John Lennon & Paul Mc Cartney

Crédits images : http://www.aht.li/3071593/CREDITS_IMAGES_JE_L_AI_DIT_A_DONALD.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

ABSTENTION, PIÈGE A CONS (« Pour la France… Abstention… Danger ! »)

Si le premier tour de la présidentielle de 2002 abasourdit la France jusqu’à marquer encore les esprits aujourd’hui, le côté caricatural du second ne saurait échapper, recul aidant : le peuple, les patriotes de France dans la rue ; Jean-Marie Le Pen gagnant  700 000 voix entre les deux tours alors que Jacques Chirac en gagnait… 20 000 000.
Depuis, la France aurait changé ? Et à ce point ? Marine Le Pen se présente en effet « au nom du peuple » et appelle ses électeurs les « patriotes », drapée dans le drapeau tricolore, rendant hommages vibrants au général de Gaulle, voire à Jaurès…La même qui en avril 2004 sur TF1 déclarait avec force et une évidente sincérité : « On naît la fille de Le Pen, on meurt la fille de Le Pen. C’est l’homme de ma vie. Il a construit la femme que je suis. »
Aujourd’hui, la France est en danger. Le vrai peuple et les vrais patriotes, ceux de 2002, doivent le 7 mai faire barrage intégral à Marine Le Pen sans compter sur la voix de leur voisin.

S’ABSTENIR NE SUFFIRA PAS !

Dimanche 7 mai, ne vous abstenez pas, votez pour la France, votez contre Marine, votez Macron !

Depuis des mois, nous sommes tous en apnée
Le pouls de notre pays s’est arrêté
Avec un triste souvenir de scrutin
Deux mille deux, pauvre Jospin
Là, c’est la fifille à son père toujours
Qui s’est hélas qualifiée au premier tour
Mais cette fois, il va falloir se bouger
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, ta France à toi, on n’en veut pas
Le Pen, de tes amis, on n’en veut pas
Le Pen, de tes mensonges et de tes cris de haine
Le Pen, fini de jouer sur les peurs
Le Pen, les vrais problèmes sont ailleurs
Le Pen, arrête donc d’exciter les rancœurs
De Gaulle a tant d’admirateurs aujourd’hui
Dupont-Aignan tout comme toi, tu nous dis
La France n’aurait-elle plus d’historiens ?
Tu fais erreur, me semble bien
Tu es prête à tout pour rafler une voix
De ceux que même le Vél d’Hiv n’effraie pas
Pourtant, nombreux, ces « étrangers » sont tombés
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, tu ressasses les mêmes thèmes
Le Pen, sur d’autres jetant l’anathème
Le Pen, toi qui oses te dire anti-système
Le Pen, ce système que tu honnis
Le Pen, ce système qui te nourrit
Le Pen, ce système dont les tiens font partie
Toi qui fis droit après l’école privée
Dans ta famille, dis, qui fut ouvrier
Qui dut se lever dès le petit matin
Pour s’en aller gagner son pain
Pas la fifille du maître du château
Marion-Marine, tu les mènes en bateau
Ceux qui pensent que tu défends l’ouvrier
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, c’est pas ta photo retouchée
Le Pen, sur l’affiche pour l’Élysée
Le Pen, qui te fera gagner des voix quand même
Le Pen, derrière un sourire figé
Le Pen, de Joconde mal inspirée
Le Pen, on sait très bien quelles sont tes idées
Dès lors qu’il s’agit de sauver la Nation
Le cœur doit parfois céder à la raison
Contre toi, Le Pen, nous allons tous voter
Pour la France… Abstention… Danger !

 

Chanson : « Pour la France… Abstention… Danger ! » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Souvenirs, attention, danger » (1980)
Paroles : Serge Lama
Musique : Tony Stefanidis

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

VOTRE VOIX VOUS ENGAGE ET ENGAGE LA FRANCE : VOTEZ !

Ah je les vois déjà
Les futurs dépités
De ce triste scrutin
Guettant les résultats
Est-ce que passe le mien
Est-ce que le mien s’en va
Est-ce qu’il est hors du show
Est-ce qu’il est encore là
Pour eux seuls pleins d’espoir
Et non pas pour la France
Comme à la Nouvelle Star
D’avoir enfin la chance
De choisir le gagnant
Même s’il est malhonnête
Et de faire la fête
Lorsque se meurt l’État
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je les vois déjà
Premiers éliminés
Mâchant leur bulletin
Et se mordant les doigts
Les malheureux parieurs
Les consommateurs tristes
Qui n’ont pas fait le choix
Gagnant des deux premiers
« C’est pas demain la veille
Que l’on m’y reprendra  »
Deux mil deux oubliant
Qui l’ fit déjà cocu
Et pour notre malheur
Re-Chirac président
En votant Chevènement
Et sa femme Taubira
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je les vois déjà
Tous les chers faux amis
Proches des candidats
Dont le parcours finit
Ah je les vois déjà
Forcés de r’mettre aux fraises
Leur ambition d’État
Et leur envie de braise
Ils ne suivent mêm’ pas
D’un seul regard la bière
Qui vers le cimetière
Mousse encore une fois
Y a les législatives
Il faut donc se placer
Pour être député
Ou le rester, ma foi
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je me vois déjà
Condamné à jamais
À défendre les droits
Et devoirs des Français
Ah je me vois déjà
Je suis déjà debout
Veillant ici et là
Et chansonnant sur tout
Le second tour est là
Et on a le brave culot
D’oser me demander
De ne plus aimer le beau
De ne plus aimer les gens
De ne plus éduquer
D’élire des malhonnêtes
En leur donnant ma voix
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah

Chanson : « Ah ah ah ah ah ah ah ah » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le tango funèbre » (1964)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ( Revue de stress du 12 04 2017)

 

– Ça sent la campagne…
– Non mais dites donc, restez poli ! Espèce de malotrou !

Et le peloton roule encor’
Réduit à un simple quatuor
Voici donc que Marine arrive
De peu en tête dans le Vél d’hiv’
La course est difficile
Restent deux tours à deux sprinteurs
Les neuf derniers en spectateurs
Alors du coup, tout est permis
Pour faire chuter l’ennemi
Survivre est difficile
Au coude à coude, y a l’Emmanuel
Qui arrive à rester en selle
Tant il en connaît un rayon
Au niveau de la séduction
Pour lui, plaire est facile
Voilà qu’aux cris de « Président ! »
On ne compte plus les ralliements
De tous ceux qui hier encore
Réclamaient du traître la mort
Changer c’est si facile
Pas très loin, tout plein d’assurances
V’là le champion de l’alternance
On n’entend mêm’ plus sa parole
Dans le bling-bling des casseroles
Rouler, c’est difficile
Autant de gens, autant de temps
Surtout avec ce maillot blanc
Qu’Pénélope avait tricoté
Sans doute pendant ses RTT
Bosser, c’est difficile
Dans leurs dos, le souffle à Mémé
Qui suivant le vent s’est calmé
Finis le bruit et la fureur
Y a plus qu’à Hollande qu’il fait peur
Sans marteau ni faucille
N’empêche qu’au milieu des fayots
Ou d’ ceux qu’amassaient des lingots
Aux pauvres volant leur cassoulet
C’est le seul à parler de paix
Je sais, elle est facile
Et puis derrière, y a le Benoît
Celui qu’on surnomme Niagara
Puni par où il a fauté
C’est une fronde qui l’a fait chuter
L’oubli est difficile
Après, y a les arbres fruitiers
Qui fleurissent tous les cinq étés
Plantés tout le long de la piste
Sans jamais d’ fruits, c’est plutôt triste
Sans abeilles, stériles
L’ennui avec ce genre de sport
C’est quand on n’ voit pas les sponsors
Tachés d’ ketchup ou de mayo ?
Tant pis ! On veut voir les maillots
On n’est pas imbéciles
D’ Verneuil, on connaît « L’ président »
Gabin en mettait plein les dents
À ces politiciens pourris
Roulant pour d’autres crémeries
Le revoir est facile
Leur truc de ouf pour qu’on les aime
C’est d’ se prétendre anti-système.
À part Mémé, Lasalle, Arthaud
Poutou : ils viendraient du ghetto ?
Ou des pauvres l’asile ?
Les a pourtant formés, nourris
Le système, ces tous pourris
La Justice les reprend d’ justesse ?
Ces corrompus conspuent la presse
Vraiment c’est trop facile
Je n’ sors pas de Polytechnique
J’aimerais donc que l’on m’explique
Pourquoi les infos sur le net
Que la presse seraient plus honnêtes
Cela semble débile
Sans doute intérêt des crapules
À mentir à des gens crédules
Et à récupérer leurs voix
Moi, pour éviter la rassrah
Je voterai utile

Chanson : « Revue de stress (12 avril 2017) » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

JUGES ROUGES ET CABINET NOIR (« Tout ce que je dis »)

 

Empêtrés l’un et l’autre dans de sombres affaires, François Fillon et Marine Le Pen crient au complot et affirment haut et fort qu’ils ne seront jugés que par « le peuple » et « dans les urnes »…
À ces mépris, opposons le dégoût.

Pour les Républicains, de l’Élysée j’étais l’ favori
J’avais fait dégager Alain Juppé après Sarkozy
Par leurs passés, z’étaient plombés
Clamant mon honnêteté
J’ai fait la différence aux yeux de la plupart des Français
Main sur le cœur, je l’ai toujours jurée
Ma probité, mais ils ont osé
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Je suis Marine Le Pen, de l’Élysée j’avais trop envie
Déjà gamine à Montretout, c’était le rêve de ma vie
Je nasillais « On est chez nous » la nuit, toute seule dans mon lit
J’ai appris à voler toute seule depuis ma sortie du nid
Les patriotes et tous les bons Français
N’aiment que moi, alors dénoncez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Soyons honnête, il faut que vous votiez
Pour mon château sans qu’ vous n’écoutiez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie

Chanson : « Tout ce que je dis » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Made in Normandie » (1973)
Auteurs compositeurs : Éric Charden, Frank Thomas, Jean-Michel Rivat

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

FILLON-LE PEN ? QUE DE POINGS COMMUNS !

À l’approche du sprint final, les masques tombent et les tactiques de combat rapproché apparaissent claires, notamment celles de François Fillon et Marine Le Pen :
– s’ériger en défenseur d’un peuple qu’ils n’ont jamais côtoyé contre le « système », celui-là même qui les a formés et nourris grassement, et qu’ils rêvent de diriger ;
– en contester les institutions dont ils seraient pourtant les garants s’ils étaient élus ;
– contester la légitimité et la probité des juges dès lors qu’ils sont confrontés aux conséquences judiciaires de leurs actes ;
– dénoncer les médias de tous ordres quand l’information portant sur des faits éclaire l’opinion sur leurs dérives ou pire, appelant à leur boycott et à la seule utilisation à cet effet d’un net qu’ils squattent de façon souvent condamnable ;
– se poser en victimes de désinformation, de censure, de persécution ;
– renier ses propres paroles ou écrits ;
– ne jamais répondre de façon directe et franche aux questions posées ;
– mentir, et mentir encore, fuyant le moindre contradicteur ;
– …

Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Fillon-Le Pen ont des soucis
Avec les juges du pays
Ils usent d’ la même recette
Se posant en victimes honnêtes
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont fait du droit
L’important, c’est d’savoir pourquoi
Commettre de façon légale
Des actions fort peu morales
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des châteaux
Qui ne leur ont pas coûté trop
Jurant respecter, pathétiques
Toujours la morale et l’éthique
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont du pognon
Pour leur femme ou leur compagnon
Si la France est grande famille
C’est pour leurs garçons et leurs filles
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont pour vision
De stopper net l’immigration
Tout près de dépasser les borgnes
Tant c’est vers l’Élysée qu’ils lorgnent
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des soutiens
À l’étranger qu’on connaît bien
On comprend mal leurs assurances
À vouloir diriger la France
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Chanson : « Fillon-Le Pen » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Cadet Rousselle »
Chanson traditionnelle française

Crédits images : http://www.aht.li/3038488/CREDITS_IMAGES_FILLON_LE_PEN.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FILLON (« C’est comme ça, les Républicains »)

 

Officiellement, le candidat François Fillon bénéficiera donc du soutien unanime des siens, sans plus de mauvais playtex pour laisser tomber. Me revient en tête un mot de Voltaire, élégamment conté par Jean-Nicolas-Marie De Guerle :

Dans certain cercle assez galant,
Certaine dame fort coquette
Allait chantant,
Papillonnant,
En débitant
Mainte sornette.
L’espiègle, comme une autre, avait été jeunette
Un demi-siècle auparavant.
Vieille, laide et coquette ! autant
Vaudrait, ma foi, singe en cornette.
Un gros chanoine, aux yeux dévots,
Du vénérable sein de la Vénus antique,
Lorgnait en tapinois les vieux débris jumeaux,
Qu’agitait avec art maint soupir méthodique,
Sous la gaze trop véridique.
– Fripon ! dit l’éternelle, où vont vos regards ?
Ces petits coquins-ci feront damner votre âme.
Voltaire l’entendit :
– Petits coquins, madame,
Dites plutôt de grands pendards.

Bref, pour Les Républicains aussi, il faut sauver les appas rances, perinde ac cadaver *…

* Perinde ac cadaver in omnibus ubi peccatum non cerneretur.
Comme un cadavre dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché.

Ils s’unissent à l’heure du danger
Quand leur radeau a naufragé
Dès lors qu’ils n’espèrent plus rien
Du scrutin, les Républicains
Eux, dits champions de l’alternance
Et remparts contre Marine
Eux qui exigeaient la confiance
De ces Français dont on devine
Que l’Alzheimer est en avance
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
En est-ce fini, la discorde ?
Comme l’est au pendu la corde
Unanime sera le soutien
À Fillon, des Républicains
Ils nous joueront la comédie
De ces haines qu’ils n’ont pas eues
De ces mots qu’ils n’ont jamais dits
De ces secrets à jamais tus
Des complicités qui vont bien
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
Eux qui se déchiraient le foie
C’était c’était c’était si loin
C’était… Il y a deux jours, ou trois…
C’est comme ça, les Républicains
Ils osent le dernier déni
Ils osent le dernier micro
Ils osent le dernier défi
Ils osent le dernier banco
Ils osent les derniers bulletins
C’est comme ça, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin….
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Précieux est votre bulletin
Qui peut croire les Républicains…

Chanson : « C’est comme ça, les Républicains » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les paumés du petit matin »(1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers