THE DONALD IS A TRUMP (« J’ l’ai dit à Donald », parodie de « Lady Madonna » des Beatles)

Pas de trumperie sur la marchandise ! Depuis son installation à la Maison-Blanche, le monde ne dort que sur une oreille, tant ses joyeux compagnons de Corée du nord, de Russie, de Syrie l’attendaient pour un bridge qui fait grincer les dents de plus d’un. Du coup, beaucoup le verraient bien faire le mur, oui, mais chez R.A.S. Poutine, son ami, psy et soutien désintéressé… (à suivre)

J’ l’ai dit à Donald, arrête tout tout de suite
Quitte la Maison-Blanche, chez Poutine prends la fuite
Laisse toute ta monnaie, jusqu’au dernier cent
Si tu ne veux pas que le Congrès t’éreinte
On n’ veut pas de ton doigt sur la bombe
Tant ton petit ego en fait des tonnes
Pas envie de finir dans la tombe
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, c’est fini la fête
Pas besoin de ménage, on fera le reste
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump
Trump, Trump, Trump, Trump, Trump
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, tu as besoin d’aide
Et tant pis si ton psy russe la trouve raide
Cette obsession des murs pathétique
Tu la soigneras si tu maçonnes
Privé de laque et de cosmétiques
Si tu déconnes
J’ l’ai dit à Donald, arrête tout tout de suite
Quitte la Maison-Blanche, chez Poutine prends la fuite

Chanson : « J’l’ai dit à Donald » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Lady Madonna » (1968)
Paroles et musique : John Lennon & Paul Mc Cartney

Crédits images : http://www.aht.li/3071593/CREDITS_IMAGES_JE_L_AI_DIT_A_DONALD.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

ABSTENTION, PIÈGE A CONS (« Pour la France… Abstention… Danger ! »)

Si le premier tour de la présidentielle de 2002 abasourdit la France jusqu’à marquer encore les esprits aujourd’hui, le côté caricatural du second ne saurait échapper, recul aidant : le peuple, les patriotes de France dans la rue ; Jean-Marie Le Pen gagnant  700 000 voix entre les deux tours alors que Jacques Chirac en gagnait… 20 000 000.
Depuis, la France aurait changé ? Et à ce point ? Marine Le Pen se présente en effet « au nom du peuple » et appelle ses électeurs les « patriotes », drapée dans le drapeau tricolore, rendant hommages vibrants au général de Gaulle, voire à Jaurès…La même qui en avril 2004 sur TF1 déclarait avec force et une évidente sincérité : « On naît la fille de Le Pen, on meurt la fille de Le Pen. C’est l’homme de ma vie. Il a construit la femme que je suis. »
Aujourd’hui, la France est en danger. Le vrai peuple et les vrais patriotes, ceux de 2002, doivent le 7 mai faire barrage intégral à Marine Le Pen sans compter sur la voix de leur voisin.

S’ABSTENIR NE SUFFIRA PAS !

Dimanche 7 mai, ne vous abstenez pas, votez pour la France, votez contre Marine, votez Macron !

Depuis des mois, nous sommes tous en apnée
Le pouls de notre pays s’est arrêté
Avec un triste souvenir de scrutin
Deux mille deux, pauvre Jospin
Là, c’est la fifille à son père toujours
Qui s’est hélas qualifiée au premier tour
Mais cette fois, il va falloir se bouger
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, ta France à toi, on n’en veut pas
Le Pen, de tes amis, on n’en veut pas
Le Pen, de tes mensonges et de tes cris de haine
Le Pen, fini de jouer sur les peurs
Le Pen, les vrais problèmes sont ailleurs
Le Pen, arrête donc d’exciter les rancœurs
De Gaulle a tant d’admirateurs aujourd’hui
Dupont-Aignan tout comme toi, tu nous dis
La France n’aurait-elle plus d’historiens ?
Tu fais erreur, me semble bien
Tu es prête à tout pour rafler une voix
De ceux que même le Vél d’Hiv n’effraie pas
Pourtant, nombreux, ces « étrangers » sont tombés
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, tu ressasses les mêmes thèmes
Le Pen, sur d’autres jetant l’anathème
Le Pen, toi qui oses te dire anti-système
Le Pen, ce système que tu honnis
Le Pen, ce système qui te nourrit
Le Pen, ce système dont les tiens font partie
Toi qui fis droit après l’école privée
Dans ta famille, dis, qui fut ouvrier
Qui dut se lever dès le petit matin
Pour s’en aller gagner son pain
Pas la fifille du maître du château
Marion-Marine, tu les mènes en bateau
Ceux qui pensent que tu défends l’ouvrier
Pour la France… Abstention… Danger !
Le Pen, c’est pas ta photo retouchée
Le Pen, sur l’affiche pour l’Élysée
Le Pen, qui te fera gagner des voix quand même
Le Pen, derrière un sourire figé
Le Pen, de Joconde mal inspirée
Le Pen, on sait très bien quelles sont tes idées
Dès lors qu’il s’agit de sauver la Nation
Le cœur doit parfois céder à la raison
Contre toi, Le Pen, nous allons tous voter
Pour la France… Abstention… Danger !

 

Chanson : « Pour la France… Abstention… Danger ! » SACEM ©2014
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Souvenirs, attention, danger » (1980)
Paroles : Serge Lama
Musique : Tony Stefanidis

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

VOTRE VOIX VOUS ENGAGE ET ENGAGE LA FRANCE : VOTEZ !

Ah je les vois déjà
Les futurs dépités
De ce triste scrutin
Guettant les résultats
Est-ce que passe le mien
Est-ce que le mien s’en va
Est-ce qu’il est hors du show
Est-ce qu’il est encore là
Pour eux seuls pleins d’espoir
Et non pas pour la France
Comme à la Nouvelle Star
D’avoir enfin la chance
De choisir le gagnant
Même s’il est malhonnête
Et de faire la fête
Lorsque se meurt l’État
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je les vois déjà
Premiers éliminés
Mâchant leur bulletin
Et se mordant les doigts
Les malheureux parieurs
Les consommateurs tristes
Qui n’ont pas fait le choix
Gagnant des deux premiers
« C’est pas demain la veille
Que l’on m’y reprendra  »
Deux mil deux oubliant
Qui l’ fit déjà cocu
Et pour notre malheur
Re-Chirac président
En votant Chevènement
Et sa femme Taubira
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je les vois déjà
Tous les chers faux amis
Proches des candidats
Dont le parcours finit
Ah je les vois déjà
Forcés de r’mettre aux fraises
Leur ambition d’État
Et leur envie de braise
Ils ne suivent mêm’ pas
D’un seul regard la bière
Qui vers le cimetière
Mousse encore une fois
Y a les législatives
Il faut donc se placer
Pour être député
Ou le rester, ma foi
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah
Ah je me vois déjà
Condamné à jamais
À défendre les droits
Et devoirs des Français
Ah je me vois déjà
Je suis déjà debout
Veillant ici et là
Et chansonnant sur tout
Le second tour est là
Et on a le brave culot
D’oser me demander
De ne plus aimer le beau
De ne plus aimer les gens
De ne plus éduquer
D’élire des malhonnêtes
En leur donnant ma voix
Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah Ah

Chanson : « Ah ah ah ah ah ah ah ah » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le tango funèbre » (1964)
Paroles : Jacques Brel
Musique : Gérard Jouannest

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES ( Revue de stress du 12 04 2017)

 

– Ça sent la campagne…
– Non mais dites donc, restez poli ! Espèce de malotrou !

Et le peloton roule encor’
Réduit à un simple quatuor
Voici donc que Marine arrive
De peu en tête dans le Vél d’hiv’
La course est difficile
Restent deux tours à deux sprinteurs
Les neuf derniers en spectateurs
Alors du coup, tout est permis
Pour faire chuter l’ennemi
Survivre est difficile
Au coude à coude, y a l’Emmanuel
Qui arrive à rester en selle
Tant il en connaît un rayon
Au niveau de la séduction
Pour lui, plaire est facile
Voilà qu’aux cris de « Président ! »
On ne compte plus les ralliements
De tous ceux qui hier encore
Réclamaient du traître la mort
Changer c’est si facile
Pas très loin, tout plein d’assurances
V’là le champion de l’alternance
On n’entend mêm’ plus sa parole
Dans le bling-bling des casseroles
Rouler, c’est difficile
Autant de gens, autant de temps
Surtout avec ce maillot blanc
Qu’Pénélope avait tricoté
Sans doute pendant ses RTT
Bosser, c’est difficile
Dans leurs dos, le souffle à Mémé
Qui suivant le vent s’est calmé
Finis le bruit et la fureur
Y a plus qu’à Hollande qu’il fait peur
Sans marteau ni faucille
N’empêche qu’au milieu des fayots
Ou d’ ceux qu’amassaient des lingots
Aux pauvres volant leur cassoulet
C’est le seul à parler de paix
Je sais, elle est facile
Et puis derrière, y a le Benoît
Celui qu’on surnomme Niagara
Puni par où il a fauté
C’est une fronde qui l’a fait chuter
L’oubli est difficile
Après, y a les arbres fruitiers
Qui fleurissent tous les cinq étés
Plantés tout le long de la piste
Sans jamais d’ fruits, c’est plutôt triste
Sans abeilles, stériles
L’ennui avec ce genre de sport
C’est quand on n’ voit pas les sponsors
Tachés d’ ketchup ou de mayo ?
Tant pis ! On veut voir les maillots
On n’est pas imbéciles
D’ Verneuil, on connaît « L’ président »
Gabin en mettait plein les dents
À ces politiciens pourris
Roulant pour d’autres crémeries
Le revoir est facile
Leur truc de ouf pour qu’on les aime
C’est d’ se prétendre anti-système.
À part Mémé, Lasalle, Arthaud
Poutou : ils viendraient du ghetto ?
Ou des pauvres l’asile ?
Les a pourtant formés, nourris
Le système, ces tous pourris
La Justice les reprend d’ justesse ?
Ces corrompus conspuent la presse
Vraiment c’est trop facile
Je n’ sors pas de Polytechnique
J’aimerais donc que l’on m’explique
Pourquoi les infos sur le net
Que la presse seraient plus honnêtes
Cela semble débile
Sans doute intérêt des crapules
À mentir à des gens crédules
Et à récupérer leurs voix
Moi, pour éviter la rassrah
Je voterai utile

Chanson : « Revue de stress (12 avril 2017) » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

JUGES ROUGES ET CABINET NOIR (« Tout ce que je dis »)

 

Empêtrés l’un et l’autre dans de sombres affaires, François Fillon et Marine Le Pen crient au complot et affirment haut et fort qu’ils ne seront jugés que par « le peuple » et « dans les urnes »…
À ces mépris, opposons le dégoût.

Pour les Républicains, de l’Élysée j’étais l’ favori
J’avais fait dégager Alain Juppé après Sarkozy
Par leurs passés, z’étaient plombés
Clamant mon honnêteté
J’ai fait la différence aux yeux de la plupart des Français
Main sur le cœur, je l’ai toujours jurée
Ma probité, mais ils ont osé
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Je suis Marine Le Pen, de l’Élysée j’avais trop envie
Déjà gamine à Montretout, c’était le rêve de ma vie
Je nasillais « On est chez nous » la nuit, toute seule dans mon lit
J’ai appris à voler toute seule depuis ma sortie du nid
Les patriotes et tous les bons Français
N’aiment que moi, alors dénoncez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Soyons honnête, il faut que vous votiez
Pour mon château sans qu’ vous n’écoutiez
Les vaches de juges en robes noires
Qui me cherchent des ennuis
Ne croyant pas un mot de ce que je dis
Ils préfèrent croire le Canard
Qui paraît le mercredi
Et seuls mes fans gobent tout ce que je dis
La presse, je la maudis
Les juges, je les maudis
Tout le monde de moi médit
Et puis d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie
Oh ! oui d’abord ces juges rouges
Qui donnent bien du tracas
Qui donnent bien chaque jour
De moi l’image enlaidie

Chanson : « Tout ce que je dis » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Made in Normandie » (1973)
Auteurs compositeurs : Éric Charden, Frank Thomas, Jean-Michel Rivat

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

FILLON-LE PEN ? QUE DE POINGS COMMUNS !

À l’approche du sprint final, les masques tombent et les tactiques de combat rapproché apparaissent claires, notamment celles de François Fillon et Marine Le Pen :
– s’ériger en défenseur d’un peuple qu’ils n’ont jamais côtoyé contre le « système », celui-là même qui les a formés et nourris grassement, et qu’ils rêvent de diriger ;
– en contester les institutions dont ils seraient pourtant les garants s’ils étaient élus ;
– contester la légitimité et la probité des juges dès lors qu’ils sont confrontés aux conséquences judiciaires de leurs actes ;
– dénoncer les médias de tous ordres quand l’information portant sur des faits éclaire l’opinion sur leurs dérives ou pire, appelant à leur boycott et à la seule utilisation à cet effet d’un net qu’ils squattent de façon souvent condamnable ;
– se poser en victimes de désinformation, de censure, de persécution ;
– renier ses propres paroles ou écrits ;
– ne jamais répondre de façon directe et franche aux questions posées ;
– mentir, et mentir encore, fuyant le moindre contradicteur ;
– …

Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Fillon-Le Pen ont des soucis
Avec les juges du pays
Ils usent d’ la même recette
Se posant en victimes honnêtes
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont fait du droit
L’important, c’est d’savoir pourquoi
Commettre de façon légale
Des actions fort peu morales
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des châteaux
Qui ne leur ont pas coûté trop
Jurant respecter, pathétiques
Toujours la morale et l’éthique
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont du pognon
Pour leur femme ou leur compagnon
Si la France est grande famille
C’est pour leurs garçons et leurs filles
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont pour vision
De stopper net l’immigration
Tout près de dépasser les borgnes
Tant c’est vers l’Élysée qu’ils lorgnent
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président
Fillon-Le Pen ont des soutiens
À l’étranger qu’on connaît bien
On comprend mal leurs assurances
À vouloir diriger la France
Ah, ah, qui veut vraiment
D’Fillon-Le Pen pour président

Chanson : « Fillon-Le Pen » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale: « Cadet Rousselle »
Chanson traditionnelle française

Crédits images : http://www.aht.li/3038488/CREDITS_IMAGES_FILLON_LE_PEN.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel/Camille Gomès, chansonniers

IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FILLON (« C’est comme ça, les Républicains »)

 

Officiellement, le candidat François Fillon bénéficiera donc du soutien unanime des siens, sans plus de mauvais playtex pour laisser tomber. Me revient en tête un mot de Voltaire, élégamment conté par Jean-Nicolas-Marie De Guerle :

Dans certain cercle assez galant,
Certaine dame fort coquette
Allait chantant,
Papillonnant,
En débitant
Mainte sornette.
L’espiègle, comme une autre, avait été jeunette
Un demi-siècle auparavant.
Vieille, laide et coquette ! autant
Vaudrait, ma foi, singe en cornette.
Un gros chanoine, aux yeux dévots,
Du vénérable sein de la Vénus antique,
Lorgnait en tapinois les vieux débris jumeaux,
Qu’agitait avec art maint soupir méthodique,
Sous la gaze trop véridique.
– Fripon ! dit l’éternelle, où vont vos regards ?
Ces petits coquins-ci feront damner votre âme.
Voltaire l’entendit :
– Petits coquins, madame,
Dites plutôt de grands pendards.

Bref, pour Les Républicains aussi, il faut sauver les appas rances, perinde ac cadaver *…

* Perinde ac cadaver in omnibus ubi peccatum non cerneretur.
Comme un cadavre dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché.

Ils s’unissent à l’heure du danger
Quand leur radeau a naufragé
Dès lors qu’ils n’espèrent plus rien
Du scrutin, les Républicains
Eux, dits champions de l’alternance
Et remparts contre Marine
Eux qui exigeaient la confiance
De ces Français dont on devine
Que l’Alzheimer est en avance
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
En est-ce fini, la discorde ?
Comme l’est au pendu la corde
Unanime sera le soutien
À Fillon, des Républicains
Ils nous joueront la comédie
De ces haines qu’ils n’ont pas eues
De ces mots qu’ils n’ont jamais dits
De ces secrets à jamais tus
Des complicités qui vont bien
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
Eux qui se déchiraient le foie
C’était c’était c’était si loin
C’était… Il y a deux jours, ou trois…
C’est comme ça, les Républicains
Ils osent le dernier déni
Ils osent le dernier micro
Ils osent le dernier défi
Ils osent le dernier banco
Ils osent les derniers bulletins
C’est comme ça, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin….
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Précieux est votre bulletin
Qui peut croire les Républicains…

Chanson : « C’est comme ça, les Républicains » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les paumés du petit matin »(1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, FLASH MÉTÉO :

Net recul de François Fillon dû à une dépression centrée sur les affaires, malgré l’éloignement boule de neige de nombreuses parties de sa nébuleuse, désireuse qu’il ne passe pas l’hiver. Ventôse sur Vendôme touche aussi un Front froid, insensible aux convocations, tandis que la cote d’Emmanuel bénéficie d’un macron-climat sur le reste du pays. Pas de réchauffement notable dans l’autre bande des on, où l’on peine à se mélencher. Bref, un bien bel hiver que nous avons là…

Déjà loin, ce soir de primaire
Dont Fillon sortit grand vainqueur
Quand tous arrivaient ventre à terre
Pour jouer les complimenteurs
Quand l’Élysée portes ouvertes
Attendait François président
Seuls fols imaginaient sa perte,
Quitte à devenir imprudents
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Lorsqu’on s’annonce plus honnête
Qu’autres vassaux ou ancien roi
Immaculée se doit liquette
Sans le moindre trou, bas de soie
Il est de ces valeurs morales
Qu’oncques ne nie homme de bien
Arguer d’ apparence légale
C’est comportement de vaurien
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Faut-il donc s’étonner qu’il tombe,
L’ancien chef du gouvernement
Comme Le Pen, hélas, il plombe
La place Vendôme et il ment
L’attitude est bien vaine, certes,
Mais il serait sot de nier
Que ceux qui ont souhaité sa perte
Ne sont que petits rancuniers
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe

Chanson : « Le tant passé » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps passé » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

ON EST « CHEZ NOUS » (C’EST DERRICK)

 

On me dit que nous serions en campagne électorale : honnêtement (sic), j’en doute fort…
Dans la presse, les médias audiovisuels, sur le net, chaque candidat ne s’adresse jamais qu’aux siens, confortablement à l’abri dans la bulle de son ego, assuré du soutien « mordicus » (resic) de sa garde rapprochée.
On voit ce qu’il en est réellement sitôt qu’il en franchit la porte, confronté au monde réel et aux « vrais gens » au nom desquels il prétend parler en disant tout haut ce qu’ils pensent tout bas (et souvent vraiment très bas), selon les plus actifs de ses fans ou de ses lobbyistes.
Nous ne serons en campagne que lors de duels télévisés, « à armes égales », avec toutes les cinq minutes le contrôle par un bureau de vérification des affirmations chiffrées ou non des faits évoqués par l’un ou l’autre : apparemment, peu les souhaitent, préférant prêcher leurs ouailles autistes dans leur seule paroisse.
Amen !

Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Tout ce que la campagne inspire
Chaque jour est de pire en pire
De dérapage en dérapage
Et de sondages en sondages
Chacun raconte ses bobards
En toute impunité, peinard
Sans le moindre contradicteur
Laissant la part belle aux menteurs
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Les fans abattent le Canard
Tels loups hurlant au traquenard
Eux qui aimaient même provende
Quand la cible en était Hollande
Ils n’entendent que ce qu’ils souhaitent
Leurs tripes remplaçant leur tête
La moindre info sur leur champion
N’étant que désinformation
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Du fait de multiplicité
Des médias, on choisit les faits
Censés nourrir la réflexion
Justifiant son choix d’élection
On peut donc zapper sans remords
Les mensonges des plus retors
Même quand ils sont sans honneur
L’immunité parle aux menteurs
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout

Chanson : « Ça n’ sert à rien » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « On n’oublie rien» (1961)
Paroles et musique : J. Brel/G. Jouannest

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

LA TÉLÉ DES CANDIDATS (« Y a peu de bons »)

Ils sont venus, ils sont tous là, ou presque, « les futurs présidents potentiels ». La plupart n’auront pas en nombre suffisant les indispensables signatures de parrainage, mais au moins : « On les aura vus à la téloche » ce qui était le but recherché… et c’est déjà pas mal !

Tous les jours sur les écrans
Viennent blablater les grands
Les Macron, les Fillon
Les Le Pen et les Hamon
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon !
Chacun rechante sa chanson
J’en oubliais Mélenchon
Et Jadot et Poutou
Dupont-Aignan et Bayrou
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon !
Et puis Guaino et Artaud
Lassalle et Asselineau
Et Waechter, Cheminade
Alliot-Marie, Rama Yade
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
MMMMMMMM
Oh ! Hé ! Et m…
Pas de Tonton, de de Gaulle
Pour bien diriger la Gaule
Eux qui laissent pisser
Visant toujours à côté
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon ! MM
Certains qui ont fait du droit
Semblent tordus par l’argent
Du haut de leurs châteaux
Défendant les pauvres gens
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C »est qu’on se foute de moi.
Oh! Hé! Hein! Bon! Mais qui ?
Lalalalalala… Euh……… Balkany ?

Chanson : « Y a peu de bons » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« Ho ! Hé ! Hein ! Bon ! » (1966)
Paroles et musique : Nino Ferrer

Crédits images : http://www.aht.li/3023097/CREDITS_Y_A_PEU_DE_BONS.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers