IL FAUT SAUVER LE SOLDAT FILLON (« C’est comme ça, les Républicains »)

 

Officiellement, le candidat François Fillon bénéficiera donc du soutien unanime des siens, sans plus de mauvais playtex pour laisser tomber. Me revient en tête un mot de Voltaire, élégamment conté par Jean-Nicolas-Marie De Guerle :

Dans certain cercle assez galant,
Certaine dame fort coquette
Allait chantant,
Papillonnant,
En débitant
Mainte sornette.
L’espiègle, comme une autre, avait été jeunette
Un demi-siècle auparavant.
Vieille, laide et coquette ! autant
Vaudrait, ma foi, singe en cornette.
Un gros chanoine, aux yeux dévots,
Du vénérable sein de la Vénus antique,
Lorgnait en tapinois les vieux débris jumeaux,
Qu’agitait avec art maint soupir méthodique,
Sous la gaze trop véridique.
– Fripon ! dit l’éternelle, où vont vos regards ?
Ces petits coquins-ci feront damner votre âme.
Voltaire l’entendit :
– Petits coquins, madame,
Dites plutôt de grands pendards.

Bref, pour Les Républicains aussi, il faut sauver les appas rances, perinde ac cadaver *…

* Perinde ac cadaver in omnibus ubi peccatum non cerneretur.
Comme un cadavre dans toutes les choses où l’on ne voit pas de péché.

Ils s’unissent à l’heure du danger
Quand leur radeau a naufragé
Dès lors qu’ils n’espèrent plus rien
Du scrutin, les Républicains
Eux, dits champions de l’alternance
Et remparts contre Marine
Eux qui exigeaient la confiance
De ces Français dont on devine
Que l’Alzheimer est en avance
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
En est-ce fini, la discorde ?
Comme l’est au pendu la corde
Unanime sera le soutien
À Fillon, des Républicains
Ils nous joueront la comédie
De ces haines qu’ils n’ont pas eues
De ces mots qu’ils n’ont jamais dits
De ces secrets à jamais tus
Des complicités qui vont bien
C’est comme ça, les Républicains
Venez, soyez
Ah, copain coquin copain coquin
Copain coquin coquin
Venez, voyez
Au final, quels sont leurs desseins
Eux qui se déchiraient le foie
C’était c’était c’était si loin
C’était… Il y a deux jours, ou trois…
C’est comme ça, les Républicains
Ils osent le dernier déni
Ils osent le dernier micro
Ils osent le dernier défi
Ils osent le dernier banco
Ils osent les derniers bulletins
C’est comme ça, les Républicains
Venez voter
Copain coquin coquin….
Allez, allez, venez… venez, allez, venez voter
Précieux est votre bulletin
Qui peut croire les Républicains…

Chanson : « C’est comme ça, les Républicains » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les paumés du petit matin »(1962)
Paroles & musique : Jacques Brel

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

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ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, FLASH MÉTÉO :

Net recul de François Fillon dû à une dépression centrée sur les affaires, malgré l’éloignement boule de neige de nombreuses parties de sa nébuleuse, désireuse qu’il ne passe pas l’hiver. Ventôse sur Vendôme touche aussi un Front froid, insensible aux convocations, tandis que la cote d’Emmanuel bénéficie d’un macron-climat sur le reste du pays. Pas de réchauffement notable dans l’autre bande des on, où l’on peine à se mélencher. Bref, un bien bel hiver que nous avons là…

Déjà loin, ce soir de primaire
Dont Fillon sortit grand vainqueur
Quand tous arrivaient ventre à terre
Pour jouer les complimenteurs
Quand l’Élysée portes ouvertes
Attendait François président
Seuls fols imaginaient sa perte,
Quitte à devenir imprudents
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Lorsqu’on s’annonce plus honnête
Qu’autres vassaux ou ancien roi
Immaculée se doit liquette
Sans le moindre trou, bas de soie
Il est de ces valeurs morales
Qu’oncques ne nie homme de bien
Arguer d’ apparence légale
C’est comportement de vaurien
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe
Faut-il donc s’étonner qu’il tombe,
L’ancien chef du gouvernement
Comme Le Pen, hélas, il plombe
La place Vendôme et il ment
L’attitude est bien vaine, certes,
Mais il serait sot de nier
Que ceux qui ont souhaité sa perte
Ne sont que petits rancuniers
N’est jamais aboli, le temps passé,
Pour qui dit avoir des principes
Certaines taches sont dures à effacer
Sans que l’honneur ne s’y dissipe

Chanson : « Le tant passé » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Le temps passé » (1966)
Paroles et musique : Georges Brassens

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

ON EST « CHEZ NOUS » (C’EST DERRICK)

 

On me dit que nous serions en campagne électorale : honnêtement (sic), j’en doute fort…
Dans la presse, les médias audiovisuels, sur le net, chaque candidat ne s’adresse jamais qu’aux siens, confortablement à l’abri dans la bulle de son ego, assuré du soutien « mordicus » (resic) de sa garde rapprochée.
On voit ce qu’il en est réellement sitôt qu’il en franchit la porte, confronté au monde réel et aux « vrais gens » au nom desquels il prétend parler en disant tout haut ce qu’ils pensent tout bas (et souvent vraiment très bas), selon les plus actifs de ses fans ou de ses lobbyistes.
Nous ne serons en campagne que lors de duels télévisés, « à armes égales », avec toutes les cinq minutes le contrôle par un bureau de vérification des affirmations chiffrées ou non des faits évoqués par l’un ou l’autre : apparemment, peu les souhaitent, préférant prêcher leurs ouailles autistes dans leur seule paroisse.
Amen !

Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Tout ce que la campagne inspire
Chaque jour est de pire en pire
De dérapage en dérapage
Et de sondages en sondages
Chacun raconte ses bobards
En toute impunité, peinard
Sans le moindre contradicteur
Laissant la part belle aux menteurs
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Les fans abattent le Canard
Tels loups hurlant au traquenard
Eux qui aimaient même provende
Quand la cible en était Hollande
Ils n’entendent que ce qu’ils souhaitent
Leurs tripes remplaçant leur tête
La moindre info sur leur champion
N’étant que désinformation
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout
Du fait de multiplicité
Des médias, on choisit les faits
Censés nourrir la réflexion
Justifiant son choix d’élection
On peut donc zapper sans remords
Les mensonges des plus retors
Même quand ils sont sans honneur
L’immunité parle aux menteurs
Il faut dire, il s’en fout, le monde
Toujours capable de zapper
Toujours capable de trouver
Ce qu’il aime ailleurs sur les ondes
Ça n’ sert à rien de rien
Ça n’ sert à rien du tout
Ça n’ sert à rien de rien
On perd son temps, c’est tout

Chanson : « Ça n’ sert à rien » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « On n’oublie rien» (1961)
Paroles et musique : J. Brel/G. Jouannest

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

LA TÉLÉ DES CANDIDATS (« Y a peu de bons »)

Ils sont venus, ils sont tous là, ou presque, « les futurs présidents potentiels ». La plupart n’auront pas en nombre suffisant les indispensables signatures de parrainage, mais au moins : « On les aura vus à la téloche » ce qui était le but recherché… et c’est déjà pas mal !

Tous les jours sur les écrans
Viennent blablater les grands
Les Macron, les Fillon
Les Le Pen et les Hamon
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon !
Chacun rechante sa chanson
J’en oubliais Mélenchon
Et Jadot et Poutou
Dupont-Aignan et Bayrou
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon !
Et puis Guaino et Artaud
Lassalle et Asselineau
Et Waechter, Cheminade
Alliot-Marie, Rama Yade
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
MMMMMMMM
Oh ! Hé ! Et m…
Pas de Tonton, de de Gaulle
Pour bien diriger la Gaule
Eux qui laissent pisser
Visant toujours à côté
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C’est qu’on se foute de moi.
Oh ! Hé ! Hein ! Bon ! MM
Certains qui ont fait du droit
Semblent tordus par l’argent
Du haut de leurs châteaux
Défendant les pauvres gens
Oui je sais, je suis con, mais c’ que je veux pas,
C »est qu’on se foute de moi.
Oh! Hé! Hein! Bon! Mais qui ?
Lalalalalala… Euh……… Balkany ?

Chanson : « Y a peu de bons » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale :« Ho ! Hé ! Hein ! Bon ! » (1966)
Paroles et musique : Nino Ferrer

Crédits images : http://www.aht.li/3023097/CREDITS_Y_A_PEU_DE_BONS.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

DROOPY FROM PENELOOPY (« Droopygate chez les Fillon »)

« De profundis fillonnibus » résonnerait déjà dans les couloirs des assemblées, voire au sein de son propre parti, Les Républicains. Ceux-là même qui, il y a quelques jours encore, faisaient antichambre en quête de futurs maroquins n’envisageaient nullement qu’ils puissent n’être qu’en peau d’ours : mais noir, marron ou blanc…, les ours se suivent et ne se ressemblent pas toujours.
Du coup, comme souvent, les affaires reprennent.

Bonsoir ! deuxcopainsdabord pour vous informer en chanson et bonne humeur de ce qui se dit sur l’actualité du Droopygate : les interviews sont exclusives, bonne écoute à partager sans modération !
On parle dans le journal
Sur un ton fort peu détaché
Du mari fort peu banal
D’une dame qu’il dit attachée
C’est pourquoi parlent menteurs
Qui demandent sans avoir l’air
De tristes bonimenteurs
« Pénélope est parlementaire ? »
Elle qui était sans travail
A gagné le million
Voilà pourquoi la France raille
Aujourd’hui le Fillon
Que sa campagne déraille
Et qu’il perd des wagons
Peu restent au rang, c’est duraille
Si près de l’élection
Pauvre Droopyste
Ah ben, ça alors… lui qui était en train… avec les feux qu’étaient au vert… il avait vu le bout du tunnel… qu’était si long parce qu’il était dans le dernier wagon… et puis là… comme ça… la panne de loco, dis donc… il va falloir qu’il aille à vélo maintenant… il ira moins vite, c’est sûr… à cybiclette…
Chez Les Républicains,
On n’ disait que du bien
D’la Fillonnette
Sans tache sur son passé
Aux yeux d’ tous, elle passait
Pour fille honnête
Mais voilà qu’aujourd’hui
A changé sa vie
La faute à son mari
Qui en est bien marri
Lui qui s’ voyait déjà
À l’Élysée, l’ François
Mon Dieu, qu’ c’est bête
Voilà que dans son camp
Règne le chaos
Que l’quasi président
Est quasi KO
Qu’on parle de plan B
Avant même qu’il soit tombé
Monsieur Juppé, qu’en pensez-vous ?
Je suis l’plan BBBBB
Fillon est plombé
Je ne dis rien rien rien rien rien
Mais n’en pense pas moins
Depuis que j’en rêve
Depuis que j’en crève
Fausse dénégation
Fausse hésitation
J’saute sur l’occasion
Et votre sentiment, monsieur Macron ?
Merci Fillon ! Merci Hamon !
Quel plaisir d’ concourir avec vous
Je m’amuse comme un p’tit fou
Merci Fillon ! Merci Hamon !
Vous rendez tous si aisée
Ma course vers l’Élysée
Votre avis, monsieur Fillon, pour conclure ?
Oh, quel complot
C’est là le plus grand des complots
Oui, la calomnie, c’est mon lot
Aidez-moi pour rester à flots
Malgré le plus grand des complots
Malgré le plus grand des complots
Ha, ha, ha, ha, ha, ha
Ho, ho, ho, ho, ho, ho (ad libitum)

Chansons et textes: « Droopygate chez les Fillon » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Credits images et chansons : http://www.aht.li/3019970/CREDITS_IMAGES_ET
_CHANSONS_DROOPYGATE.odt

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

RACHIDA ET LE CANARD AU SANG (« À la limite »)

Dans sa boule de cristal, Rachida Dati avait tout prévu dès 2014 en déclarant sur Twitter :
« L’habit ne fait pas le moine. Que @francoisfillon soit transparent sur ses frais, ses collaborateurs et Force Républicaine ! » (9:59 AM – 9 Jul 2014)
Merci, Rachida !

Des rumeurs courent sur nos élites
Souvent en morale à la limite
On se défie de nos dirigeants
Dès lors qu’il est question d’argent
C’est peu souhaitable qu’on les imite
Souvent en morale à la limite
Qu’on les donne en exemple à des gens
Dès lors qu’il est question d’argent
Il suffit de voir où ils habitent
Souvent en morale à la limite
D’où vient leur maison est dérangeant
Dès lors qu’il est question d’argent
Leur passé raconte bien des mythes
Souvent en morale à la limite
Peu souhaitable d’être négligent
Dès lors qu’il est question d’argent
Ils vantent le succès au mérite
Souvent en morale à la limite
Le leur provient de leur entregent
Dès lors qu’il est question d’argent
Leurs dénégations parfois irritent
Souvent en morale à la limite
Quand les yeux dans les yeux on nous ment
Dès lors qu’il est question d’argent
Partout l’on grenouille et l’on s’agite
Souvent en morale à la limite
Trop confiants ou peu intelligents
Dès lors qu’il est question d’argent
Faudrait pas que certains en profitent
Souvent en morale à la limite
Leur passé peut être résurgent
Dès lors qu’il est question d’argent
Leur passé peut être résurgent, d’ces gens
Dès lors qu’il est question d’argent

Chanson : « À la limite » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les grands principes» (1966)
Paroles et musique : Guy Béart

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

SOLFÉRINO ? C’EST ROSSE ! (« C’est Valls ou Hamon »)

Dans sa poule de sept, la primaire du PS a déterminé deux finalistes qui ne le sont pas moins, chacun représentant plus ou moins une de ses ailes. Las, le poulet n’est pas bien gras… Macron et Mélenchon ont des prétentions sur les blancs, tandis que François garde la crête haute et chante clair : « Sot-l’y-laisse finale, croupions-nous et demain… »

A-ah !
A-ah !
(hé hé hé)
(Frondeurs ! C’est l’heure !)
Aaaah !
Oui ! Ce fut une dure lutte (Frondeurs !)
Mais moi, Benoît, je touche au but (Frondeurs ! C’est l’heure !)
Oui, oui, oui, moi, le p’tit frondeur (Frondeurs !)
Du premier tour, je suis l’vainqueur
Je sors du bois des socialistes
À la surprise des prévisionnistes
Mon premier test est réussi
Je les ai tous pourris
Ces momies n’imaginaient pas
L’ soleil brillant pour Hamon-Râ
À ceux qui se foutaient d’mon nom
Aujourd’hui, j’ dis : « Parle Hamon ! « 
CCCCCC C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
(hé hé hé)
((Frondeurs , c’est l’heure !)
(hé hé hé)
(Aaaaah !)
Oui! Matignon hier (Frondeurs !)
Candidature particulière (Frondeurs ! C’est l’heure !)
Oui, oui, oui, 49-3 maudit (Frondeurs !)
On me reproche une belle Khomrie
J’voulais gagner et j’ai perdu
J’ mange mon chapeau et je l’ai dans l’-U-
Une grosse erreur mais qui n’en fait pas
Au moins, moi, j’étais là
Dans mon bilan, pas d’épouvantes
M’empêchant d’être El Presidente
Je vous promets qu’ça va valser
Un, deux, trois, Valls choisissez
CCCCCC C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
C’est Valls ou Hamon
(hé hé hé)
((Frondeurs , c’est l’heure !)
(hé hé hé)
(Aaaaah !)
Oui, c’est moi le beau François (Horreur !)
Paraît qu’ y en a qui ne m’aiment pas (Horreur ! Malheur !)
Oui, oui, oui, mon cœur est pépère (Bonheur !)
Je n’ai plus besoin de scooter
Depuis qu’ j’ai dit qu’ ça serait sans moi
Ma cote remonte, je n’ sais pas pourquoi
Si j’avais su, j’ l’aurais dit avant
Sans doute il y a cinq ans
Du coup, la seule question vitale
Qui pour moi reste principale
Au delà du sort du pays
Qui va s’occuper d’ Julie ?
C’est pas C’est pas C’est pas
Pas Valls ni Hamon
Pas Valls ni Hamon
Pas Valls ni Hamon
Pas Valls ni Hamon
(ad libitum)

Chanson : « C’est Valls ou Hamon » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La salsa du démon » (1980)
Paroles et musique : Jacques Delaporte & Xavier Thibault

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

AH, LES « ON », LES « ON », LES « ON », LES « ON »… (« La bande des ON »)

 

L’expression de l’actualité politique a manifestement ses modes de terminaison : après « isme » (capitalisme, communisme), « ude » (bravitude), « iste » (intégriste, islamiste), voici venu le temps du règne des « on ». Je ne citerai pas en détail toute cette bande de « on », regrettant les « té » (liberté, égalité, fraternité, laïcité,…) : c’est l’hiver. Meilleurs vœux !

Cela n’est rien qu’amusette
Pas même Valls et musette
Jouable au bandonéon
La bande des On
Quand on écoute la liste
Des droitiers jusqu’aux gauchistes
Ils sont la plupart, crénom
La bande des On
Accordez, accordez, accordez donc
Votre pardon à la bande des On
Ils étaient cul et chemise
Chantant le temps des cerises
Rouges du temps de Tonton
La bande des On
Fin de mandat de Hollande
Fraternité bien moins grande
La Gauche l’a dans l’oignon
La bande des On
Accordez, accordez, accordez donc
Votre pardon à la bande des On
Déjà Valls voit du PS
Débouler sur voie expresse
Trois gros p… de camions
La bande des On
Désireux que cela chauffe
Pour redéfinir la gauche
Hamon, Peillon, Tebourgmon
La bande des On
Accordez, accordez, accordez donc
Votre pardon à la bande des On
Qui s’étire en politique
Pareille à un élastique
De Mélenchon à Macron
La bande des On
De plus, soyons réalistes
Ils compléteront la liste
Fillon, Marine Dufront
La bande des On
Accordez, accordez, accordez donc
Votre attention à la bande des On
Ah, votez ! Ah, votez ! Ah, votez donc
Pour ne pas élire le roi des ON

Chanson : « La bande des ON » SACEM ©2017
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « L’accordéon » (1962)
Paroles et Musique: Serge Gainsbourg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers

2016 : IL ÉTAIT TEMPS QU’ON EN FINISSE ( » Revue de stress [Décembre 2016] « )

– Euh… bonne année !
– Quelque chose à ajouter ?
– Non…
– Bon… meilleurs vœux aussi, alors, et bon bout d’an.
– Merci, portez-vous bien et à la prochaine.
– J’allais le dire !
– Les temps sont difficiles…

La revoilà, la revue d’ stress
Après plus d’un mois de paresse
Ce sinistre monstre adipeux
Madame, yé fé cé qué yé peux
Les temps sont difficiles
Après la primaire de la droite,
L’actu elle-même est restée coite
Le pauvre chansonnier s’endort
On l’adorait, le Sark Veaudor
Les temps sont difficiles
Alors, on parle de tout, de rien
– Comment ça va, toi ? – Ça va bien.
Bien sûr, ça pourrait aller mieux.
– Mais y a sûrement plus malheureux
Les temps sont difficiles
– Je me sens patraque depuis hier
– Mon canard, t’as la grippe aviaire
– C’est bien trop cher pour nous, l’ foie gras
Tiens, repasse-moi le cervelas
Les temps sont difficiles
– Alors que le chômage décroit
François annonce qu’il n’y va pas
Et dans un livre se confesse
Pour une fois qu’il tient ses promesses
Les temps sont difficiles
– Du coup, plus d’Valls à Matignon
– Dommage, il était trop mignon
– À sa place, c’est Cazeneuve ! – Ah
Pas le même genre d’Casanova
Les temps sont difficiles
Tirons un grand coup d’ sombrero
À Ménard, sombre héros d’l’Hérault
Après les noirs, les maghrébins
V’là qu’à Béziers, on fiche les chiens
Les temps sont difficiles
Tu veux emmerder ton voisin
Tu piques une crotte dans son jardin
Tu la poses devant la mairie
Recherch’ d’ADN, il est frit
Les temps sont difficiles
La gauche aurait besoin d’union
De Mélenchon jusqu’à Macron
Mais trop rigid’s, tous hélas tiquent
La fronde a cassé l’élastique
Les temps sont difficiles
Si c’est Noël dans l’Landernau
On ne se fait pas de cadeaux
On pense plus aux législatives
Avant que le pire n’arrive
Les temps sont difficiles
Le déjà président Fillon
Devant un parterre de patrons
Annonce ce qu’il ordonnancera
Montrant son cul aux syndicats
Les temps sont difficiles
Mais faudrait faire gaffe aux gauchos
Ceux qui achetaient « Modes et travaux »
Et ses patrons à découper
En suivant bien les pointillés
Les temps sont difficiles
Coville a battu le record
En moins de cinquante jours à bord
J’ai trouvé, vu notre avenir
Le gars bien pressé de rev’nir
Les temps sont difficiles
Comme dit mon cousin Roger
C’est l’année de tous les dangers
Comme disait ma tante Ursule
J’ai bien trop peur que l’on recule
Ça sera pas facile

Chanson : « Revue de stress (Décembre 2016) » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « Les temps difficiles » (1961)
Paroles et musique : Léo Ferré

C’EST FILLON ! QUEL… POT NOUS AVONS ! (« Grâce à Fillon »)

Il fallait saluer comme il se doit le choix de François Fillon comme candidat de la Droite (et du Centre), et l’honorer du coup en bons chansonniers, à ce titre. Nous avons donc interviewé la première « passante qui passait » (sic), une certaine Jane B. qui nous a déclaré :
« Euh, tu excuses moi, mais je parle pas bien le français encore, et ton politique, ça me fait mal à mon poitrine… chanter, je peux ? c’est mieux, non ? »

Chers électeuses et électeurs
C’est la moment et le bonne heure
Pour qu’on trouve le solution
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Il a fait partir la Sarko
Between us, une drôle de coco
Sa premier ministre oublions
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Voyons un peu
Tout ce qu’elle veut
Pour notre France aussi
Pour que ça marche
Quelles démarches
Et quels sont ses paris
Après l’Hollande et Sarkozy
Avec eux, on est tous maigris
Retrouvons la petit bidon
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Depuis la temps que l’impôt pèse
Et que la TVA nous baise
Relançons la consommation
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Je crois je suis enduit d’erreur
Tout ça, c’est pas Fillon, malheur
On va encore payer bonbon
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Lisons donc mieux
Tout ce qu’elle veut
Pour notre France aussi
Pour que ça marche
Quelles démarches
Et quels sont ses paris
C’est mal parti l’éducation
L’hôpital, l’administration
Ils vont l’avoir dans la trognon
Grâce à Fi’on, grâce à Fi’on, grâce à Fi’on
Hou grâce à Fi’on, grâce à Fi’on

Chanson : « Grâce à Fillon » SACEM ©2016
Paroles : Camille
Interprétation : Jean-Marie

Chanson originale : « La gadoue » (1965)
Auteur-compositeur : Serge Gainsbourg

Création et réalisation : Jean-Marie Quesnel & Camille Gomès, chansonniers